La moitié du Parlement a démissionné

Presque la moitié des députés élus par le peuple jurassien en 2010 ont quitté leur siège avant la fin de la législature. A deux mois des élections, le secrétariat du Parlement a enregistré 27 démissions parmi les 60 élus. Si l’on y rajoute les démissions de 10 suppléants, on atteint le nombre de 37 en moins de 5 ans. Des chiffres qui peuvent paraître astronomiques, du moins sont-ils en hausse par rapport aux législatures précédentes.

Dans le détail

Le Parlement jurassien fonctionne avec 60 députés et 31 suppléants. Or jusqu'à aujourd'hui, 128 personnes ont siégé durant cette législature. Un record. Certes, cette période est la première à compter 5 années, mais l'an 2015 n'a vu que 4 départs de parlementaires. Voici la liste des démissions dans l’ordre des forces électorales des partis.

  • Le PDC (19 sièges, 8 suppléants) a enregistré 9 démissions dont 8 députés
  • Le PS (14 sièges, 7 suppléants) a enregistré 8 démissions dont 6 députés
  • Le PLR (8 sièges, 4 suppléants) a enregistré 5 démissions dont 4 députés
  • Le PCSI (8 sièges, 4 suppléants) a enregistré 9 démissions dont 5 députés
  • L’UDC (4 sièges, 3 suppléants) a enregistré 0 démission.
  • Les VERTS (4 sièges, 3 suppléants) ont enregistré 4 démissions dont 2 députés.
  • Le CS-POP (3 sièges, 2 suppléants) a enregistré 2 démissions dont 2 députés.

On constate donc que la plupart des partis atteignent un pourcentage de démissions situé entre 35% et 60% de leurs élus. Le plus grand brassage a eu lieu au PCSI alors que l’UDC est la championne de la fidélité.

Les conséquences

Tout cela a-t-il un impact sur l'organisation du Parlement ? « Cela nécessite un travail supplémentaire, c'est vrai, avoue Jean-Baptiste Maître, secrétaire de l’hémicycle ». Il relève toutefois que le système des suppléants permet « des transitions de dossiers en douceur »., ne constate pas de ralentissement des dossiers, mais précise que « sur le long terme, on peut perdre des informations dans la transmission ».

Le Parlement aura l'occasion de débattre à nouveau de son organisation prochainement. L'UDC a déposé récemment une motion qui demande, tout en maintenant les suppléants, une réduction à 40 députés élus de façon bi-proportionnelle, un système complexe qui vise à maintenir une répartition équitable des districts. « Il est incontournable que le débat soit ouvert à ce sujet-là, estime Jean-Baptiste Maître. Mais c'est un débat politique de fond parce que cela implique la suppression des cercles électoraux et une représentation réduite des petits partis ». /clo

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