Les agriculteurs frontaliers soulagés

Les agriculteurs jurassiens, qui possèdent des terrains en France, ont reçu une bonne nouvelle. Mardi soir, le Conseil fédéral a annoncé que toutes les surfaces exploitées en France depuis 2013, à moins de 10 kilomètres de la frontière, pourront disposer du label Swissness. Cette reconnaissance, saluée mercredi par la Chambre jurassienne d’agriculture, permet aux paysans frontaliers d’entrevoir l’avenir plus sereinement.

Vers la Suisse plutôt que vers la France

Grâce à ce label, toutes les denrées cultivées en France sur des terrains éloignés de maximum 10 kilomètres de la frontière sont considérées comme si elles avaient été cultivées en Suisse. Il faut toutefois que le produit soit transformé dans notre pays. Cela permet aux paysans frontaliers de vendre leurs produits sur le marché helvétique, qui rapporte bien plus d'argent que le marché français.

La Chambre jurassienne d’agriculture a donc obtenu gain de cause. L’institution réclamait que toutes les surfaces exploitées avant le 1er janvier 2014 soient prises en compte dans le label. L’ordonnance mise en consultation par le Conseil fédéral ne concernait, elle, que les terres cultivées avant 1984.

Une réelle menace planait

Si le label n'avait pas été délivré aux agriculteurs jurassiens, cela aurait pu avoir de lourdes conséquences. Les paysans frontaliers auraient notamment dû transformer certains produits en fourrage, ce qui aurait représenté une perte financière importante. De plus, ils auraient été contraints à adapter leur mode de fonctionnement et leur mode de prodution pour toutes les cultures effectuées sur des terrains français acquis entre 1984 et aujourd'hui.

Il s’agit donc d’une bonne affaire d’un point de vue financier pour les 80 exploitations concernées. Ce d’autant plus que le prix du terrain est meilleur marché en France. Reste que certaines charges viennent s’ajouter dans la balance pour les agriculteurs frontaliers. /mle

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