Une attaque contre l’AJAM au Parlement

Parlement jurassien Zoom sur « Parlement jurassien » (touche ESC pour fermer)
Les travées du Parlement jurassien ont bruissé de remous lors d'une question orale sur l'AJAM (photo: archives).

La question des migrants s’est invitée mercredi matin à la tribune du Parlement jurassien par le biais d’une violente attaque contre l’AJAM. Lors des questions orales, Thomas Stettler a estimé que l’Association jurassienne d’accueil des migrants avait « perdu la maîtrise du sujet ». Le député UDC a demandé au Gouvernement jurassien s’il entendait retirer le mandat confié par le canton à l’AJAM qui s’est montrée « incapable », selon lui, « de tenir les budgets ». Thomas Stettler n’a pas mâché ses mots à la tribune et a qualifié l’AJAM « d’association de bisounours ». Il est également revenu sur les propos du directeur de l’institution, Francis Charmillot, qui a émis l’idée d’accueillir les migrants dans des villages de containers qu’il a qualifié de « camps ».

Des remous et une réponse

Les propos de l’élu UDC ont suscité des remous de désapprobation dans les travées du Parlement. C’est le ministre en charge des affaires sociales qui a répondu à Thomas Stettler. Michel Thentz a loué la qualité du travail de l’AJAM. Le socialiste a repris les propos tenus par le député UDC pour étayer sa réplique. « Vous dites, l’AJAM, une association de bisounours, je ne peux pas vous laisser dire ça, Monsieur le député », a déclaré Michel Thentz. Le ministre a également indiqué que l’association « maîtrisait parfaitement les coûts » mais qu’elle devait faire face à une augmentation du nombre de migrants à accueillir. Michel Thentz a, par ailleurs, rappelé que les propos du directeur de l’AJAM « dépassaient le pure cadre cantonal et s’adressaient à la Confédération » et que cette idée avait pour but de lancer une réflexion sur le sujet. Il a, enfin, laissé à Thomas Stettler la responsabilité du terme de « camps » que Francis Charmillot n’a pas utilisé. /fco

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