Inquiétudes dans l’horlogerie

Le pessimisme prend de l’ampleur au sein de l’horlogerie suisse. Selon une étude de Deloitte publiée mardi, plus de 40% des cadres supérieurs de la branche se montrent inquiets face à des perspectives qui se détériorent. Vigueur du franc, affaiblissement de la demande étrangère et concurrence des smartwatches sont pointés du doigt.

Le président de la Fédération horlogère suisse tient à relativiser, mais confirme que certains secteurs sont davantage touchés, notamment le moyen de gamme, et qu’il existe des différences entre les divers acteurs horlogers. En fonction des entreprises, le recours au chômage partiel a été nécessaire. Jean-Daniel Pasche constate également une légère baisse des exportations après les sept premiers mois de l’année.

Le franc suisse reste également un sujet d’inquiétude parce qu’il est surévalué. La force du franc peut avoir des conséquences sur la profitabilité des entreprises qui doivent réduire leurs marges ou augmenter les prix.

Quant à la demande étrangère, elle souffre d’une baisse sur l’un des plus gros marchés, celui de Hong Kong. L’augmentation aux Etats-Unis et en Europe ne compense pas entièrement le phénomène. Côté montres connectées, certaines entreprises en Suisse s’intéressent à ce marché, mais il est encore trop tôt pour constater les effets sur les importations, selon Jean-Daniel Pasche, qui estime que l’horlogerie suisse ne serait pas la première touchée par la concurrence de ce type de produits. /iqu

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