Librevent organise la réplique

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Jean-Daniel Tschan est le président de Librevent.

Librevent repart en campagne. L’association de sauvegarde des paysages des Franches-Montagnes et de leurs régions limitrophes a dit tout le mal qu’elle pensait de la révision de la fiche 5.06 du plan sectoriel éolien jeudi soir. Elle tenait en effet son assemblée extraordinaire à Muriaux où environ 100 personnes étaient présentes. Librevent va mettre sur pied diverses actions dans le but de lutter contre la volonté cantonale d’implanter plusieurs éoliennes au Peuchapatte dans les Franches-Montagnes. Librevent encourage la population à manifester son opposition au Service du développement territorial du Jura d’ici la mi-décembre, date de la fin de la mise en consultation publique du plan sectoriel éolien. Par ailleurs, selon le président de Librevent Jean-Daniel Tschan, une lettre a déjà été ou sera adressée par les comités d’initiatives locaux aux communes concernées (Le Noirmont, les Bois, Les Breuleux, Muriaux et la Chaux-des-Breuleux) pour faire part de leur position.

L'importance de la charte du Parc naturel régional du Doubs

Mais le collectif anti-éolien va surtout argumenter sa position en recourant à la charte du Parc naturel régional du Doubs. Elle stipule que le paysage situé entre les parcs éoliens de Mont-Soleil/Mont-Crosin et du Lomont, en France, doit être préservé de nouvelles implantations. « Le Gouvernement jurassien est donc prié de tenir compte de cette charte du PNRD acceptée par la Confédération. C’est une question de droit : on nous a dit que les initiatives communales ne prévalaient pas car c’est le droit cantonal qui était plus important. Dans ce cas-ci, c’est le droit fédéral avec la charte du PNRD qui doit primer sur les velléités destructrices du Gouvernement jurassien », affirme le président de Librevent, Jean-Daniel Tschan.

Le Canton répond à l'argumentaire de Librevent

Du côté du Département jurassien de l’Environnement, l’argument de la charte ne tient pas. D'ailleurs, « le droit cantonal est encore plus restrictif que le droit fédéral à ce sujet », affirme Philippe Receveur. Le ministre estime aussi que la position du PNRD va dans le sens du canton : « Le Parc est ouvert et les éoliennes ne posent pas de problème, elles sont une énergie renouvelable. Nous allons faire ce qu’il faut pour respecter la charte mais on ne peut pas dire qu’elle est supérieure au droit fédéral ». Il rappelle encore que la fiche 5.06 est actuellement en consultation et que tous les acteurs pourront s’exprimer. « Je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus, sauf si on est un militant anti-éolien forcené et qu’on utilise tous les arguments possibles pour tenter de convaincre », conclue le chef du département de l’Environnement./bbo+lbr

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