Collégialité mise à mal à Sorvilier

Le malaise s’installe à Sorvilier. Les autorités du village ont convié la presse vendredi pour commenter officiellement la demande de vote communaliste faite cette semaine à la chancellerie cantonale. La discussion a rapidement tourné court pour dévier sur un autre sujet. En cause : un article du Quotidien jurassien qui suggérait jeudi matin qu’un courrier de la commune avait été envoyé à Berne pour demander un vote sur l’appartenance cantonale de Sorvilier. Cette hypothèse publiée avant l’annonce officielle des autorités n’a pas manqué de provoquer des tensions au sein du conseil municipal et de l’administration.

Un silence réfléchi

Après avoir décidé à l’unanimité d’organiser un scrutin communaliste, l’exécutif de Sorvilier avait choisi de ne pas communiquer immédiatement. Il souhaitait d’abord informer sa population par le biais d’un tous-ménages. Une lettre devait aussi parvenir à Valbirse, commune avec laquelle des discussions sur une éventuelle fusion sont toujours en cours, pour l’assurer que ce processus restait d’actualité. La parution d’un article hier dans la presse, certes hypothétique mais finalement fondé, a donc été prise comme une trahison par certains élus.

Réactions contrastées au sein de l’exécutif

Le maire Henri Burkhalter a déclaré vendredi que dans le climat de suspicion actuel, il souhaitait suspendre la demande de vote communaliste. Les deux autres membres du conseil municipal présents, Jean-Marie Koller et Camille Gigandet, visiblement surpris, ont alors rétorqué qu’une telle décision devait être prise par l’ensemble de l’exécutif, et qu’un retour en arrière dégraderait l’image de la commune. L’organisation d’une assemblée municipale extraordinaire ou d'une nouvelle séance du conseil municipal a été brièvement évoquée, sans qu’aucune décision ne soit prise dans le feu de l’action. Reste à voir si le temps apaisera les esprits, ou si ce malaise amènera de nouvelles discussions. /ast

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