Une étude pour mettre la ligne Porrentruy-Bonfol sur de bons rails

L'étude a été présenté lundi à Porrentruy par le directeur des CJ, Frédéric Bolliger, le président du Conseil d'administration des CJ, Maxime Jeanbourquin et l'auteur de l'étude Marcus Rieder (de gauche à droite). Zoom sur « L'étude a été présenté lundi à Porrentruy par le directeur des CJ, Frédéric Bolliger, le président du Conseil d'administration des CJ, Maxime Jeanbourquin et l'auteur de l'étude Marcus Rieder (de gauche à droite). » (touche ESC pour fermer)
L'étude a été présenté lundi à Porrentruy par le directeur des CJ, Frédéric Bolliger, le président du Conseil d'administration des CJ, Maxime Jeanbourquin et l'auteur de l'étude Marcus Rieder (de gauche à droite).

La ligne ferroviaire qui relie les deux gares ajoulotes de Porrentruy et de Bonfol est à un tournant de son existence. Elle fera face d’ici quelques mois à la fin des transports de déchets depuis la décharge de Bonfol et les gares qu’elle affrète doivent être remises aux normes. De plus, sa fréquentation par les usagers n’est pas suffisante. Une large étude de situation a été menée et les résultats ont été présentés lundi à Porrentruy. Le document d’environ 300 pages doit servir de base aux acteurs concernés - les Chemins de fer jurassiens, les communes riveraines de la ligne, Porrentruy, Alle, Vendlincourt, Bonfol, et le Canton du Jura - pour prendre les bonnes décisions pour l’avenir de cette voie.

Deux fois six millions à titre d’options

L’étude, élaborée par le Centre de Compétence Trafic Régional Rieder à Winterthour, doit également servir d’appui aux acteurs concernés pour défendre la ligne auprès de l’Office fédéral des transports - OFT -. Berne partage une enveloppe pour les infrastructures ferroviaires entre les différents prestataires. Ainsi, la ligne Porrentruy-Bonfol pourrait toucher 6 millions de francs pour 2017-2021 et la même somme pour 2021-2024. « Mais pour cela, il faut convaincre la Confédération que cet argent ne pourrait pas être mieux utilisé ailleurs », explique le directeur des CJ, Frédéric Bolliger. Pour l’instant, cet argent est voué à d’autres projets en Suisse. Il faut donc que certains investissements ne se fassent pas où coûtent moins cher que prévu pour que cette manne fédérale tombe sur les rails ajoulots. Frédéric Bolliger a bon espoir, « selon Berne, la probabilité est très forte, vu le nombre de projets, que plusieurs n’aboutissent pas. C’est à ce moment-là, quand l’OFT dira : « Certains ne se sont pas faits, vous pouvez y aller », qu’il faudra être prêt avec un dossier complet et des propositions concrètes ».

Le rapport final présenté, un petit groupe de personnes, composé de représentants des communes concernées, du canton et des CJ, va maintenant se retrouver pour discuter du concret et amener du « croustillant » - selon l’expression utilisée par le maire d’Alle Stéphane Babey - à la Confédération. Au début de l’année prochaine, une personne sera désignée pour diriger le projet. « Il faut que quelqu’un prenne en charge le dossier, sinon, il est mort », assure Marcus Rieder qui a mené l’étude.

Une fréquentation trop faible

Actuellement, environ 700 voyageurs par jours fréquentent la ligne Porrentruy-Bonfol durant la semaine. Le trafic de fret correspond, lui, à 2'200 wagons par an. L’objectif, à l’horizon 2040, est d’atteindre 1'000 voyageurs par jours et 3’000 wagons par an pour pérenniser la ligne ferroviaire. Pour cela, l’étude propose par exemple d’augmenter la densité de population dans la zone d’influence des gares en rendant ces quartiers plus attractifs. Il faudrait également inciter les citoyens à changer leur comportement de mobilité notamment en impliquant les entreprises dans ce projet. Le dossier estime qu’il serait également judicieux d’augmenter l’offre ferroviaire, par exemple en inscrivant la ligne PB dans une logique de RER jurassien. /lbr

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