Le braqueur de la BCJ de Courgenay risque quatre ans de prison

Brigandage, actes préparatoires de brigandage, prise d’otage, vol d’importance mineure et infractions aux lois sur les armes et sur la circulation routière : un homme comparaît depuis mardi matin devant le Tribunal pénal de Porrentruy. Il est notamment accusé d’avoir commis le brigandage de la BCJ de Courgenay en juillet 2014. Le prévenu a admis les faits. Il est entré dans la banque avec une arme à feu, l’a pointé sur une cliente, puis a contraint le caissier à lui remettre les sommes de 62'800 francs et 8'800 euros. L’homme a ensuite pris la fuite.

Le prévenu, âgé de 62 ans et domicilié dans le canton de Soleure, n’est pas un novice en matière de brigandages. Il avait déjà été condamné fin novembre 2000 à six ans de prison pour avoir commis plusieurs attaques de banques, dont une à Chevenez en 1998. L’homme avait été libéré conditionnellement en 2004.

« Je voudrais m’excuser »

Le prévenu a donc remis le couvert, à visage découvert, en juillet 2014 à la BCJ de Courgenay. Il n’avait plus de sous. « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela. Je voudrais m’excuser auprès du banquier et de la cliente. Je leur ai fait peur », a-t-il déclaré au juge Pascal Chappuis. L’homme a été arrêté le 22 décembre dernier à Delémont. La police l’a reconnu alors qu’il circulait en boucle en ville. Dans sa voiture : une arme, des munitions, une casquette et un sac. L’accusation estime que le prévenu était sur le point de commettre un nouveau brigandage. Voilà pourquoi il doit aussi répondre d’actes préparatoires. Dans son réquisitoire, la procureure Frédérique Comte a parlé de culpabilité très grave et de responsabilité entière. Elle a demandé une peine de quatre ans de prison ferme.

« Un grand naïf »

La défense, de son côté, ne remet pas en cause pas le brigandage de Courgenay, la prise d’otage à l’encontre de la cliente et les diverses infractions – réalisés, selon elle, sans violence ni agressivité – mais elle conteste l’accusation d’actes préparatoires d’une nouvelle attaque de banque. Pour l’avocat Hubert Theurillat, il n’y a pas de preuve. Il estime simplement que son client est un grand naïf. La défense a plaidé pour une peine de deux ans de prison, dont un avec sursis partiel. Le juge Pascal Chappuis rendra son verdict ce mardi après-midi, à 16h. /rch

Partager
Link
Météo