Ensemble contre la violence domestique

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Photo: archives

La violence domestique laisse parfois des traces indélébiles. Le Groupe coordination violence veut améliorer certaines prestations pour mieux encadrer les victimes, notamment les enfants qui peuvent être témoins de scènes difficiles. Le Groupe, formé d’une dizaine de personnes, a présenté lundi un rapport sur la situation des enfants exposés à la violence dans le couple. Diverses mesures seront adoptées dès le début de l’année 2016, afin d’améliorer encore une prise en charge que les membres du Groupe ont qualifié de « bonne » dans la région.

Le Jura est bel et bien concerné

Comme l’a souligné la ministre jurassienne de l’Education, Elisabeth Baume-Schneider, « on croit toujours que les phénomènes de violence conjugale secouent les villes, mais le Jura est aussi touché ». L’infirmier-chef du Service des urgences à l’hôpital du Jura abonde en son sens. D’après Frédéric Duplain, 240 personnes en moyenne chaque année sont prises en charge dans les établissements jurassiens suite à des actes avérés de ce type. Toujours selon Frédéric Duplain, il est sûr que les médecins traitent d’autres cas, mais, souvent, les victimes préfèrent garder le silence et trouver des excuses. Le Groupe coordination violence a d’ailleurs été formé en 2008, suite à deux actes dramatiques en Ajoie.

Eviter le choc des enfants

La présidente du Groupe coordination violence, Angela Fleury, indique que plusieurs mesures entreront en vigueur l’année prochaine pour améliorer l’encadrement des enfants qui sont témoins de scènes de disputes entre leurs parents. Ainsi, la police relèvera systématiquement la présence d’un enfant dans son rapport, lorsqu’elle intervient sur les lieux de violence domestique. Elisabeth Baume-Schneider a aussi promis que des formations continueront à être dispensées pour assurer une prise en charge adéquate. Les actions de prévention devraient elles-aussi se multiplier pour rappeler aux enfants l’importance de se confier et de parler aux professionnels, notamment ceux de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA).

Favoriser le travail en réseau pour détecter les cas

La grande mesure qui s’inscrit dans la continuité de ce rapport, c’est la mise en place d’un réseau de travail entre les acteurs de la région. La ministre de l’Education souligne l’importance de se retrouver entre plusieurs acteurs de la santé, de la police ou encore de l’APEA, afin de transmettre des informations sur certains enfants touchés. /mle

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