Courrendlin sourit, Soyhières rit jaune

Les autorités de Courrendlin sont soulagées. On apprenait lundi que la commission parlementaire de l’Environnement et de l’Equipement remettait en question le site retenu sur le territoire communal pour accueillir les gens du voyage étrangers. Elle a demandé que des alternatives soient étudiées. Le Parlement ne se prononcera donc pas le 9 décembre, puisque le dossier doit retourner au Gouvernement. Le nouvel exécutif poursuivra le travail dans la prochaine législature.

Pour le maire de Courrendlin, les arguments présentés par la commune aux parlementaires ont porté leurs fruits. Gérard Métille explique qu’un dossier a été remis aux députés, montrant notamment l’état des lieux après le passage des caravanes. Une image jugée indigne pour la porte d’entrée du canton, selon le maire. Le pôle technologique appelé à se développer dans le secteur pourrait aussi en pâtir, selon lui.

Gérard Métille souligne aussi son soulagement de savoir que l’objet sera finalement traité par les nouvelles autorités, et notamment des ministres qui se sont prononcés contre le choix du site de Courrendlin durant la campagne électorale.

Regards vers Soyhières

C’est aujourd’hui sur Soyhières que les regards sont tournés. Selon la commission de l’Environnement et de l’Equipement, plusieurs parcelles autour de la STEP pourraient accueillir une aire d’accueil pour les gens du voyage étrangers. Le maire de la commune, Pierre Morel, doit en quelque sort prendre la balle au bond. Il affirme avoir appris par la presse que la solution de Soyhières était revenue sur le tapis en commission. Pierre Morel attend de recevoir une information officielle. Il estime que les autorités communales étudieront une éventuelle proposition, mais il rappelle que plusieurs sites d’accueil ont été envisagés, et pas seulement à Courrendlin et Soyhières.

« Cette variante ne répondait pas à un de nos critères »

Le Gouvernement jurassien accepte la décision de la commission du Parlement, ce dernier étant l'organe d'adoption des fiches du plan directeur. L'exécutif doit donc s'exécuter et reprendre le dossier de l'accueil des Gens du voyage en main. Le ministre en charge du dossier, Philippe Receveur, reconnaît que le site de Soyhières n'a pas été retenu, car « cette variante ne répondait pas à un de nos critères ». Ce critère, c'est la proximité avec l'autoroute A16. Philippe Receveur ajoute que le Gouvernement va continuer de plancher sur ce dossier et estime qu'il n'y en tout cas pas de conflit avec la commission du Parlement. /rch + iqu + mle

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