Une longue liste de délits

Le Tribunal pénal de Porrentruy doit démêler une longue liste de délits commis entre 2011 et 2013 dans la région. Trois prévenus comparaissent depuis mardi matin. Deux d'entre eux sont accusés d'une vingtaine d'infractions, dont des vols et des brigandages au restaurant du Puck, aux écoles de St-Charles et de Stockmar à Porrentruy, dans une station-service à Courfaivre, dans des entreprises à Glovelier et à Porrentruy, ainsi que dans des maisons privées de la région. Le troisième est prévenu d'un seul braquage à la Coop Pronto à Moutier, en compagnie des deux autres.

Le Ministère public a requis 12 ans de prison ferme pour le premier prévenu. Outre plusieurs braquages et vols, celui-ci a commis un accident de la route sans permis, alcoolisé et sous influence de stupéfiants, blessant gravement son passager. Ce fait-là s'est produit sur le territoire bernois. La Procureure a retenu le délit manqué de meurtre dans ce cas. Elle a ajouté que le prévenu a agi avec violence inouïe lors des braquages, notamment à la station-service à Moutier. L'avocate du jeune homme a réfuté et souligné l'amateurisme de son client. Selon elle, les actes commis par le prévenu ont été motivés par une situation familiale et sociale difficile, à laquelle s'est ajoutée son immaturité au moment des faits. La Défense a plaidé pour une peine privative de liberté d'au maximum quatre ans et demi.

Le Ministère public a été plus clément avec les deux autres prévenus

Lors d'une longue journée de débats, la Procureure a requis sept ans de prison ferme pour le deuxième prévenu et une année pour le troisième, toujours en retenant la violence des actes. Durant les plaidoiries, l'avocat du deuxième prévenu a souligné l'enfance difficile vécue par son client, aujourd'hui âgé d'une vingtaine d'années. Tout comme pour le premier accusé, l'avocat a relativisé l'ampleur des faits, en insistant sur l'utilisation d'armes factices et sur le petit butin amassé. Il a plaidé pour une peine privative de liberté limitée à la détention préventive, soit 1'058 jours. Quant à l'avocate du troisième prévenu, elle estime que son client a été inculpé sur la seule base des déclarations des deux autres et qu'il n'était pas présent au moment du braquage de la Coop Pronto prévôtoise. Elle a plaidé pour l'acquittement. 

Le verdict sera rendu le 22 décembre à 16h par le juge Pascal Chappuis. /mle

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