La disco de Saignelégier à la Trappe ?

 Zoom sur «   » (touche ESC pour fermer)
La discothèque de Saignelégier, la Trappe, se trouve dans une situation financière délicate.

La Trappe est en péril. La discothèque située à Saignelégier connaît des difficultés financières. L’établissement ne « tourne pas ». Depuis qu’ils ont repris ce lieu de vie nocturne en juillet dernier, les tenanciers ont accumulé entre 8'000 et 10'000 francs de dettes. Le tandem José Assunçao et Joao Pereira a même fermé l’établissement les vendredis soir durant le mois de novembre, la faute à un manque de fréquentation. « Pour l’heure, je suis déçu. Je m’attendais à une plus grande mobilisation de la part des Francs-Montagnards » explique José Assunçao, un des deux patrons de la Trappe.

Une fermeture envisagée

Dans la situation actuelle, les gérants n’excluent pas de mettre la clé sous le paillasson dans un avenir plus ou moins proche, si la dette venait à dépasser les 20'000 francs, selon José Assunçao. « L’avenir de la discothèque dépendra de l’engouement populaire. Si les Taignons nous suivent et viennent un peu plus régulièrement dans notre établissement, c’est certain qu’on va tout mettre en œuvre pour le maintenir ouvert. Mais si 20 à 30 personnes se déplacent chaque soirée, c’est sûr qu’on ne pourra pas continuer » détaille-t-il. José Assunçao précise que « son objectif consiste à développer une offre et à s’investir tout en ne perdant pas de l’argent ».

Pas d’explications précises

José Assunçao ne comprend pas pourquoi les gens ne se déplacent plus dans cet endroit. Selon lui, l’interdiction de la fumée, les prix ainsi que les styles de musique ne constituent pas des pistes pour expliquer le manque de fréquentation à la Trappe. Toutefois, il affirme que l'engouement pour les réseaux sociaux n’arrange pas la situation. « Les jeunes peuvent se donner rendez-vous et réaliser une soirée privée entre eux » estime-t-il. Les divers événements, organisés pratiquement chaque fin de semaine à gauche et à droite dans la région, mettent également la Trappe en péril, selon José Assunçao.

Quelles solutions ?

José Assunçao voit un chemin en particulier pour redynamiser la Trappe et éponger la dette. « On tente d’organiser des soirées très variées » affirme-t-il, tout en expliquant que les deux patrons sont ouverts à toutes propositions, en cas de désirs ou conseils de la part des noctambules.

Un mois de janvier décisif

En cette période de soupers de boîtes et de fêtes de fin d’année, la discothèque loitchoue est un peu plus garnie. « On peut dire que ça ne va pas trop mal mais on ne peut pas dire que c’est bien. Si en janvier, ça ne bouge pas davantage, on sera contraint d’arrêter » analyse-t-il. La fermeture pourrait alors intervenir rapidement, à la fin du mois de janvier prochain. Soit environ une année après la dernière fermeture, lorsque l’ancien patron, Cédric Maillard, avait cessé ses activités. /bbo

Partager
Link
Météo