De l’équité pour l’exportation de chevaux Franches-Montagnes

Jacques Gerber et Dominique Kohli Zoom sur « Jacques Gerber et Dominique Kohli » (touche ESC pour fermer)
Le ministre jurassien de l'Economie, Jacques Gerber (à gauche), et le vice-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture, Dominique Kohli (à droite), ont discuté de l'avenir du cheval Franches-Montagnes à l'heure de l'apéritif à Glovelier.

L’abandon des subventions à l’exportation pour les chevaux Franches-Montagnes préoccupe les éleveurs jurassiens. La thématique a été abordée samedi lors de la partie officielle de la sélection nationale des étalons qui se tient à Glovelier. Le nouveau ministre jurassien en charge de l’Economie, Jacques Gerber, a répété sa volonté de trouver une solution qui permettrait de garantir les mêmes montants financiers.

Il a, par ailleurs, profité de son discours pour pousser un coup de gueule. Jacques Gerber a souligné que la situation actuelle privilégie l’importation de chevaux en Suisse – qui ne coûte que quelques centaines de francs - par rapport aux conditions d’exportations qui sont nettement plus onéreuses, à hauteur de 2'400 euros dans certains cas. Le ministre jurassien de l’Economie a donc demandé à la Confédération de s’emparer du dossier et de « rétablir un certain équilibre ». Le ministre jurassien suggère, notamment, la possibilité d’augmenter les taxes pour les chevaux importés.

Un chemin semé d’embûches et aléatoire

Modifier le système actuel de taxes n’est toutefois pas chose aisée. Cet élément a été souligné par le vice-directeur de l’Office fédéral de l’agriculture qui était présent samedi à Glovelier. Dominique Kohli nous a indiqué que la procédure n’était pas impossible mais qu’elle serait longue et complexe.

Les Chambres fédérales doivent, tout d’abord, être saisies du dossier et se prononcer sur cette question. Des discussions avec les partenaires de la Suisse devraient ensuite être menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce. Dominique Kohli a également relevé que l’OMC demanderait alors « des compensations qui pourraient avoir des conséquences pour d’autres secteurs de l’agriculture et de l’alimentation ». Il a également souligné que la tendance actuelle était « plutôt à réduire les taxes et à ouvrir les marchés ». Il estime donc que les perspectives pour modifier le système présenteraient « de grandes difficultés ». /fco

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08.01.2016
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