« Tous les cris, les SOS » des Patoisants

L’appel du patois résonnera-t-il dans le cœur des Ajoulots ? C’est ce que souhaite le groupe de théâtre des patoisants d'Ajoie et du Clos du Doubs. Après un an de pause, les acteurs remontent sur scène à l’aula du collège St-Charles à Porrentruy du 24 janvier au 7 février. Mais la troupe vieillit et recherche des forces vives. Le doyen affiche 75 ans, alors qu’un seul acteur a moins de 45 ans. Les représentations, qui ont toujours beaucoup de succès, pourraient donc cesser faute de relève. Pourtant, c'est le dernier lieu où le patois est vivant. Ces soirées sont essentielles pour sauver nos racines, selon Michel Choffat, acteur principal et défenseur de cette langue. La population doit prendre conscience que ce langage est à un tournant. Les dernières personnes le parlant couramment prennent de l’âge et le patois risque de disparaître avec eux. Les soirées théâtrales permettent d’entretenir ce patrimoine et de le transmettre, notamment aux jeunes acteurs.

Pas de solution miracle

Selon Michel Choffat, il n’y a pas de solution miracle. La survie du patois passe par des cours facultatifs à l’école ou à l’Université populaire. Mais le comédien lance surtout un appel aux aînés: « Il faut que les parents et les grands-parents prennent conscience de l’importance de sauvegarder cette langue ancestrale ». Michel Choffat souhaiterait que le patois soit plus souvent utilisé au quotidien. Le comédien lance cette suggestion : « Pourquoi, plutôt que de mettre des mots anglais partout dans nos phrases, on ne mettrait pas des mots en patois ? ». /ncp

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