Une audience qui tourne court

Pierre-André Marchand Zoom sur « Pierre-André Marchand » (touche ESC pour fermer)
Pierre-André Marchand (photo: archives)

Pierre-André Marchand ne veut plus se donner en spectacle. Le Tribunal de première instance à Porrentruy a jugé mardi après-midi le rédacteur de la Tuile. L’habitant de Soulce était accusé de diffamation, éventuellement calomnie et injure. Un citoyen de Porrentruy avait porté plainte suite à plusieurs articles parus en 2013 dans le journal satirique. Mais le procès ne s’est pas déroulé comme prévu.

Alors qu’une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour entendre les propos cinglants du journaliste, celui-ci a préféré quitter l’audience. Dès l’ouverture du procès, Pierre-André Marchand a fait une déclaration. Au vu de son âge, 72 ans, il n’a pas de temps à perdre.

L’accusé a quand même lancé quelques piques au juge Pascal Chappuis et à la partie plaignante qu’il a traitée de « patron de bordel ». Puis il est sorti de la salle sous les applaudissements. Le juge a alors poursuivi la procédure par défaut puisque l’accusé a l’obligation de comparaître mais pas de rester. Dans sa plaidoirie, le plaignant a demandé à la Cour de condamner le journaliste à des jours de prison afin d’éviter que ses amis ne se cotisent pour payer l’amende. Au bout de 15 minutes, le magistrat a levé l’audience. Une demi-heure plus tard, Pascal Chappuis a rendu son verdict. Pierre-André Marchand est coupable d’injures. La calomnie et la diffamation n’ont pas été retenues. Il est condamné à 30 jours amende à 100 francs avec sursis. Une peine complémentaire à celles de 2013 et 2014. Les frais de procédure, environ 1'100 francs, sont à sa charge. Mais le trublion du canton du Jura reste libre. /ncp

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