Gauche et syndicats contre l’autonomisation de l’OVJ

comité contre autonomisation de l'OVJ Zoom sur « comité contre autonomisation de l'OVJ » (touche ESC pour fermer)
Le comité contre autonomisation de l'OVJ sort du bois (de gauche à droite: Loïc Dobler, Rémy Meury, Hansjörg Ernst et Thomas Sauvain).

L’autonomisation de l’OVJ, l’Office des véhicules du Jura, ne passe pas au sein de la gauche et des syndicats. Un comité composé du PS, des Verts, du CS/POP, de l’Union syndicale jurassienne et de la Coordination des syndicats de la fonction publique jurassienne a présenté vendredi ses arguments pour appeler à voter « non » le 28 février prochain. Toutes ces organisations souhaitent « le maintien d’un service public qui fonctionne bien » et dénoncent un projet qui mènera, selon elles, à une privatisation.

Le personnel en question

Le comité nourrit, notamment, des craintes concernant le statut du personnel de l’OVJ. « Le projet comporte des promesses sur ce point mais pas de garanties », indique Thomas Sauvain, le secrétaire général de l’Union syndicale jurassienne. Le message du Gouvernement jurassien affirme pourtant que la commission du personnel de l’OVJ est favorable à l’autonomisation. Thomas Sauvain indique que la commission en question « n’est pas en lien avec les syndicats » et s’interroge sur la représentativité de cet organisme.

« Dogmatisme et obsession »

Le comité dénonce également « un dogmatisme de droite ». Rémy Meury, pour le CS/POP et la Coordination des syndicats de la fonction publique jurassienne, évoque « une obsession de réduire la voilure de l’Etat en mettant en danger un service rentable ».

De son côté, le président du PSJ, Loïc Dobler, fait part de ses craintes quant à la suppression des sites d’expertises de Porrentruy et de Saignelégier. Il estime également que le projet mènera à une augmentation des tarifs et non à une baisse. Loïc Dobler affirme, par ailleurs,  que le retard actuel dans les expertises qui concerne 11'000 véhicules peut être résorbé sans passer par l’autonomisation. Sa solution consisterait à engager deux experts  – « qui rapportent plus qu’ils ne coûtent » - et à investir 600'000 francs dans une ligne d’expertises supplémentaire à Delémont. Il s’agit donc d’une question de « volonté politique » de la part du Gouvernement, selon Loïc Dobler.

Des doutes sur le Conseil d’administration

Hansjörg Ernst, pour les Verts, estime, quant à lui, que le contrôle technique des véhicules « doit rester en mains publiques » pour garantir la sécurité et la protection de l’environnement. Il nourrit aussi des doutes quant à la composition du Conseil d’administration. Le projet prévoit que les membres de l’organisme soient nommés par le Gouvernement avec un ministre à la présidence. Pour le représentant des Verts, « il n’existe aucune garantie quant aux personnes qui occuperont les quatre autres sièges ». Hansjörg Ernst émet donc des craintes quant à l’impartialité du Conseil d’administration si « des garagistes ou des membres du TCS » devaient siéger en son sein. /fco

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