Le taux de chômage en hausse dans le Jura

Le taux de chômage a progressé de trois dixièmes pour s’établir à 4,9% en janvier dans le Jura. Il n’a jamais été aussi élevé depuis juillet 2010. Selon le Service de l’économie et de l’emploi, 2'396 personnes sont inscrites auprès de l’Office régional de placement du canton du Jura. Cela correspond à 110 chômeurs supplémentaires par rapport au mois de décembre 2015. Le taux de chômage atteint 5,3% dans le district de Delémont, 4,8% dans le district de Porrentruy et 4,1% aux Franches-Montagnes. A l’échelle nationale, le taux de chômage en Suisse au mois de janvier. Il est passé de 3,7% à 3,8%.

Une augmentation pas seulement saisonnière

La hausse du taux de chômage dans le canton du Jura ne s’explique pas uniquement par des facteurs saisonniers. Le Service de l’économie et de l’emploi a également constaté la présence d’un socle de légère augmentation depuis la fin 2014, soit avant le choc du franc fort. Le phénomène est dû, notamment, à l’instabilité de certains marchés d’exportation qui pèse sur l’économie jurassienne, tournée vers l’étranger.

Les perspectives pour les prochains mois ne sont pas roses au niveau national et devraient se matérialiser par une augmentation. Pour le canton du Jura, « il est difficile de savoir si cette hausse aura lieu et dans quelle proportion », relève le chef du Service jurassien de l’économie et de l’emploi. Claude-Henri Schaller souligne que son équipe « se prépare à faire face à toutes les situations et à pouvoir adapter le dispositif en connaissance de cause ».

Des actions des pouvoirs publics

Le Gouvernement jurassien a décidé d'agir dès la fin de l'année dernière pour tenter de juguler la hausse du taux de chômage. Il a choisi d'augmenter la dotation en personnel de l’Office régional de placement et de l’Espace Formation Emploi Jura à Bassecourt. Deux postes, au total, seront créés. Le processus est en cours et permettra au canton du Jura de renforcer son dispositif dans la lutte contre le chômage.

Du côté de la Confédération, les mesures prises par le Conseil fédéral pour faciliter le chômage partiel sont entrées en vigueur au début du mois. Elles permettent d’étendre, de 12 à 18 mois, la durée d’indemnisation des entreprises en cas de réduction de l’horaire de travail. Le coût du chômage partiel pour les employeurs est réduit, par ailleurs, à un seul jour par mois contre jusqu’à trois jours précédemment. Claude-Henri Schaller espère que ces mesures permettront de contenir l’augmentation du taux de chômage et de réduire le phénomène à plus long terme. /comm + alr + fco

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