Metalor conteste la vision de deux ONG

Metalor réagit à l’étude publiée sur les conséquences de l’extraction d’or au Burkina Faso. Mi-février, deux ONG, Action de Carême et Pain pour le prochain, faisaient état de violations des droits de l’homme subies par les personnes déplacées, au nombre de 14'000, pour permettre l’exploitation de trois mines d’or. Metalor, entreprise basée à Neuchâtel, est directement visée par cette étude puisque c’est elle qui raffine le précieux métal émanant de la principale mine burkinabée. Elle conteste vigoureusement le rapport émis par les deux ONG.

Pour José Camino, responsable des affaires légales et de la conformité chez Metalor, cette étude fournit une « image complètement fausse de la situation ». Il accuse ses auteurs de partialité et regrette qu’ils n’aient pas pris la peine de mentionner les aspects positifs développés en marge de l’extraction d’or. José Camino cite les nombreux projets mis sur pied pour les personnes déplacées  par IAMGOLD, l’exploitant de la principale mine : la création d’emplois, les aides à l’agriculture et à l’élevage, le développement de points d’eau, la construction d’écoles ou encore le soutien à la formation professionnelle des jeunes.

José Camino reconnaît qu’il y a forcément des personnes mécontentes de leur sort mais ajoute que celles-ci ont la possibilité de faire part de leur plainte en vue de trouver une solution.

Un marché extrêmement régulé, selon Metalor

Autre point de désaccord : dans leur rapport, les deux ONG mentionnent une législation peu contraignante pour les multinationales en matière de respect des droits humains, ce que conteste vivement Metalor. José Camino évoque un cadre très strict et indique que Metalor travaille uniquement avec des entreprises qui extraient l’or de manière éthique. Des collaborateurs de l’entreprise se rendent également chaque année sur place pour évaluer la situation et prendre les mesures nécessaires, selon José Camino.

Au final, la multinationale reproche aux deux ONG d’associer automatiquement l’activité minière à la violation des droits de l’homme, sans prendre en compte les efforts fournis auprès de la population locale. /sbe

 

Entretien avec José Camino, responsable des affaires légales et de la conformité chez Metalor, à écouter ci-dessous:

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