Saignelégier à l’heure scientifique

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Environ 100 spécialistes participent au 35e Congrès annuel de la Société allemande de protistologie à Saignelégier.

La science en force à Saignelégier. Le 35e Congrès Annuel de la Société allemande de protistologie a lieu depuis mercredi jusqu’à vendredi dans la Halle du Marché-Concours du chef-lieu franc-montagnard. La discussion entre les experts, qui s'effectue en anglais, n’est pas ouverte à la population. Cet événement de renommée internationale se déroule pour la première fois en Francophonie et donc en Romandie. Ce colloque scientifique, mis sur pied par le Laboratoire de biologie du sol de l’Université de Neuchâtel, réunit environ cent spécialistes. Ils ont notamment découvert la description d'une nouvelle espèce réalisée par le Laboratoire de biologie du sol de l’Université de Neuchâtel. Cet organisme s’intitule « Nebela gimlii » en référence à sa petite taille et au nain Gimli de la saga des Seigneur des anneaux. D'autres nouvelles espèces de protistes ont également été analysées dans une seule tourbière de la vallée de la Brévine dans le Jura neuchâtelois.

« L'espèce Nebela gimlii fait partie d’un groupe d’espèces qui se ressemblent beaucoup, au microscope, sur le plan morphologique mais qui sont différentes au niveau génétique. On pensait être en présence d’une espèce, or on en a neuf actuellement. On dispose donc d’une diversité qu’on ne connaissait pas, parmi ces organismes qui sont finalement peu étudiés », explique le directeur du Laboratoire de biologie du sol à l’Université de Neuchâtel. Edward Mitchell précise, par ailleurs, que le groupe du Laboratoire de biologie du sol à l’Université de Neuchâtel s’intéresse à différents aspects de ces organismes : la description de nouvelles espèces, la compréhension de leur rôle dans les écosystèmes ainsi que leur distribution géographique.

L’influence

« Les protistes libres jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes en étant des prédateurs de bactéries et en consommant des champignons ou d’autres organismes du sol. Ils contribuent donc au cycle des nutriments dans les sols mais également à la fertilité des sols », affirme le directeur du Laboratoire de biologie du sol à l’Université de Neuchâtel, Edward Mitchell.

La protistologie, c’est quoi ?

La protistologie est un domaine qui s’intéresse au monde des protozoaires, protistes ou autres amibes. Elle se penche sur des organismes principalement microscopiques et unicellulaires, contenant un noyau et qui vivent dans divers milieux (sols, lacs, tourbières, océans). Les amibes, les ciliés, les diatomées et le plancton sont donc notamment étudiés. En revanche, les plantes, les animaux et les champignons ne sont pas pris en considération par cette branche scientifique. /bbo

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Enrique Lara (à gauche), collaborateur scientifique et Edward Mitchell (à droite), directeur du Laboratoire de biologie du sol à l'Université de Neuchâtel.

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