Une extension de la zone à bâtir « justifiée »

Le Conseil général de Val Terbi s'est réuni pour la première fois de l'année mardi soir à Vicques. Zoom sur « Le Conseil général de Val Terbi s'est réuni pour la première fois de l'année mardi soir à Vicques. » (touche ESC pour fermer)
Le Conseil général de Val Terbi s'est réuni pour la première fois de l'année mardi soir à Vicques.

Étendre la zone à bâtir pour permettre l’extension de deux entreprises. Le Conseil communal de Val Terbi a présenté mardi soir un projet de modification du plan d’aménagement local de Vicques au Conseil général qui se réunissait pour la première fois de l’année. Un projet auquel les conseillers généraux ont donné à l’unanimité leur préavis positif. Ce changement doit rendre possible l’agrandissement des entreprises Plac-Etal Sàrl et M. Chapatte & Fils SA situés à l’entrée du village, direction Courroux.

Un changement d’affectation

Concrètement, le secteur concerné représente 2'742 m2. Il est actuellement en zone agricole et en zone mixte, d’où la nécessité de modifier le plan d’aménagement local. Comme l’imposent les nouvelles dispositions de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT), toute extension de la zone à bâtir doit être entièrement compensée par la restitution d’une surface équivalente à la zone agricole. Pour garantir cette obligation, les autorités ont donc prévu de déclasser deux parcelles appartenant à la commune et à la bourgeoise.

De nombreuses exigences à respecter

Les terrains concernés étant situés sur des surfaces d’assolement, des surfaces censées garantir l’approvisionnement du pays en temps de crise, diverses précautions ont dû être prises. Les autorités veulent en effet éviter un recours de la Confédération au moment de la validation du plan d’aménagement local comme ce fut le cas récemment à Courtételle et Develier. Le Conseil communal a ainsi dû prouver que le projet reposait sur un objectif important. De plus, les surfaces devant être utilisées de manière optimale, les autorités ont été amenées à respecter un indice d’utilisation minimal du sol.

Le projet a reçu l’aval du service du développement territorial. Il a été déposé publiquement au début de l’année sans qu’aucune opposition n’ait été enregistrée. Les citoyens auront donc le dernier mot, ils se prononceront sur cette modification du plan d’aménagement local lors d’une votation populaire le 5 juin prochain.

La déchèterie « Tritout » en question

Le Conseil général a également discuté d’une interpellation déposée par l’élu PCSI, Martin Clerc, intitulée « Retrouver une déchèterie au service du citoyen ». Ce dernier déplorait la réduction de différentes prestations au centre de tri des déchets, notamment au niveau des horaires d’ouverture et des produits repris.

Le conseiller communal Claude-Alain Chapatte a reconnu que la déchèterie était une préoccupation essentielle de la population. Il a toutefois relevé que la marge de manœuvre des autorités était relativement restreinte dans le domaine. Selon lui, les finances imposent les mesures récentes de réduction prises tout comme les nouvelles normes légales en matière d’élimination des déchets. De plus, la déchèterie étant gérée en collaboration avec Caritas qui met à disposition des employés, « les autorités ont dû s’adapter aux nouveaux besoins de l’entreprise qui a dû drastiquement réduire le temps passé sur le site pour le même prix », souligne Claude-Alain Chapatte.

Le maire, Michel Brahier, a conclu le débat en soulignant que les mesures décidées n’étaient pas figées dans le temps. Il a ainsi précisé avoir pris note des désagréments que cela pouvait causer chez les usagers et précisé que la réflexion n’était pas close au sein du Conseil communal. /alr    

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