Débat autour de la mendicité à Delémont

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Hôtel de ville à Delémont

Une motion a suscité de vives discussions lors de la séance du Conseil de ville de Delémont lundi soir. Déposé par le PLR Pierre Chételat, le texte dénonçait la multiplication des cas de mendicité en ville et les agissements de bandes organisées. Il demandait au Conseil communal de mettre en place des mesures. Les élus l'ont rejeté par 17 voix contre 13.

Mendicité et criminalité à ne pas confondre

L'objectif visé par la motion de Pierre Chételat était d'empêcher les agissements de bandes organisées et la mendicité. L'élu libéral-radical proposait notamment au Conseil communal de s'inspirer du règlement adopté à Porrentruy. À la tribune, il a évoqué les désagréments qu’entraînent certaines formes de mendicité.

Le maire, Damien Chappuis, a tenu à préciser que si certains agissements sont effectivement répréhensibles, la mendicité en tant que telle, qui peut découler de situations parfois dramatiques, ne doit pas être interdite. Les propos du PLR ont par ailleurs provoqué de nombreuses réactions, parfois indignées. Le CS-POP refuse les amalgames faciles et les solutions qui consistent à repousser le problème hors des limites de la ville. Pour le PCSI, c'est sur les causes qu'il faut agir, lutter contre le dénuement ou la contrainte que subissent certains mendiants. L'UDC a mis en doute la faisabilité de telles mesures. Le parti socialiste a pour sa part appelé à ne pas percevoir la mendicité comme du harcèlement et souligné que pour PLR, quand on est pauvre, la liberté individuelle ne pèse pas bien lourd. Au final, le Conseil de ville a dit non à cette motion. /iqu

 

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