Une saison à morilles

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Les morilles ont bénéficié d'excellentes conditions pour se développer dans la région (photo: wikipedia).

Les morilles ont proliféré dans la région pour le plus grand bonheur des amateurs de champignons. La saison qui s’achève à la fin du mois peut même être qualifiée d’exceptionnelle. Le nombre de cas de présence de morilles signalés a même plus que doublé, voire même triplé par rapport à l’an dernier, selon Pierre-Alain Lapaire, un des contrôleurs officiels des champignons dans le district de Delémont. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène, notamment un printemps humide et une absence de bise. La saison a, d’ailleurs, été excellente pour les autres types de champignons de printemps comme l’hygrophore de mars et le tricholome de la Saint-Georges.

Un champignon nimbé de secret

La morille reste une espèce entourée de mystère. Elle n’est pas facile à repérer et les amateurs préfèrent garder le silence sur les endroits où pousse le champignon. « Les gens vont aux morilles comme ils vont chez leur maîtresse, par une porte dérobée », nous a confié Pierre-Alain Lapaire. Le mystère qui entoure les « coins à morilles » est jalousement gardé. « Même de père en fils, il y a des secrets qui ne sont pas transmis », précise encore Pierre-Alain Lapaire.

La morille pousse dans des lieux qui ne doivent « pas être fumés, sans azote, orties ou autres cramias », indique le contrôleur des champignons pour le district de Delémont. Pierre-Alain Lapaire souligne également que le champignon apprécie « les endroits sucrés, comme les lisières de forêts, la terre fraîche et même la terre où se sont déroulés des incendies ou des feux ». A signaler encore que la morille est toxique lorsqu’elle n’est pas cuite. Le champignon ne doit donc pas être consommé cru. /fco

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