Assez de places en EMS mais pas ailleurs

Résidence La Promenade Zoom sur « Résidence La Promenade » (touche ESC pour fermer)
Les EMS - à l'image de la Résidence La Promenade à Delémont - disposent d'assez de places mais pas les appartements protégés et les centres de jour (photo: archives).

Une situation contrastée dans le canton du Jura concernant l’accueil médico-social des personnes âgées. Le constat ressort de la réponse à une question écrite de la députée socialiste Rosalie Beuret. Les objectifs prévus dans la planification cantonale 2022 sont sur le point d’être atteints en ce qui concerne les EMS et les unités de vie de psychogériatrie pour 2017. La situation est, en revanche, moins rose pour les appartements protégés et les centres de jour.

Des détails pour les EMS et les UVP

Les EMS et les UVP, les unités de vie de psychogériatrie, offrent un total de 734 lits dans le Jura alors que le but pour 2017 se monte à 736. Par ailleurs, 24 personnes occupent actuellement des lits de placement en résidence à l’Hôpital du Jura. Un pic de 40 lits a été atteint à la fin de l’année dernière. La durée moyenne d’attente pour trouver une place en EMS ou en UVP se monte à 56 jours. Un chiffre qui est jugé « à peu près acceptable et comparable à celui d’autres cantons » par Sophie Chevrey-Schaller, responsable des institutions de soins au Service de la santé publique. Le canton du Jura manque encore d’un réel outil de régulation mais il mène actuellement une réflexion pour développer un outil informatique de centralisation des demandes de placement en institution.

Des manques pour les autres lieux d’accueil

Du côté des appartements protégés, il en existe 73 dans le Jura alors que l’objectif est fixé à 139. La construction d’appartements protégés n’incombe pas au canton mais à d’autres collectivités publiques ou à des privés. Une modification de la loi cantonale sur les prestations complémentaires sera toutefois soumise le 25 mai au Parlement jurassien afin d’améliorer les conditions-cadres. Le texte permettra aux prestations complémentaires une partie supplémentaire du loyer. « On constate que les personnes qui n’ont pas forcément assez de ressources financières ont tendance à privilégier l’entrée dans un EMS, même si elles n’en ont pas besoin au niveau des soins, car cela leur coûte moins cher que d’aller en appartement protégé », relève Sophie Chevrey-Schaller. La modification de loi devrait donc permettre de changer la donne. Par ailleurs, plusieurs projets de construction d’appartements protégés sont, par ailleurs, en cours ou en réflexion dans le Jura. Le canton est donc optimiste dans ce domaine.

La situation est, en revanche, plus complexe pour les centres de jour. Là également, les places manquent. Leur nombre devrait se monter à 47 à la fin de l’année alors que les besoins sont fixés à 145. Les projets – qui relèvent de la compétence des communes - peinent à décoller et le canton n’a que peu de moyen pour encourager les collectivités publiques à s’engager dans cette direction. /fco

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