Des œuvres jurassiennes en faveur des jeunes migrants

dessin de Tristan Solier Zoom sur « dessin de Tristan Solier » (touche ESC pour fermer)
Un des dessins de Tristan Solier mis en vente samedi.

De l’art pour venir en aide aux jeunes qui ont fui leur pays. La galerie Courant d’art de Chevenez mettra aux enchères une série de dessins de l’artiste jurassien Tristan Solier. Des œuvres d’art offertes par sa famille. La vente se déroulera samedi à 10h dans l’Espace Auguste Viatte à Porrentruy. L’argent récolté sera versé à l’Association jurassienne d’accueil des migrants pour alimenter un fond dédié aux migrants mineurs non accompagnés.

 

A la criée

Le galeriste Yves Riat proposera environ une soixantaine de dessins, ainsi que quelques objets et gravures d’autres artistes. En tout, une centaine de pièces pourront être achetées. Le président de l’Association des amis de la galerie, Michel Braun souligne qu’une trentaine seront vendues à la criée, prix de départ 100 francs. Les autres, faute de temps, seront proposées à prix fixe. Le fonds récolté lors de cette vente sera complété par l’association philanthropique le Lions club les Rangiers, présidée également par Michel Braun.

 

Un encadrement spécifique

Cet argent permettra d’aménager l’ancien Hôtel la Croix Blanche à Courfaivre pour accueillir et de développer une structure autour de ces adolescents. Auparavant l’AJAM devait prendre en charge quelques jeunes. Dorénavant le directeur indique qu’il faut gérer une trentaine de mineurs âgés entre 15 et 17 ans. Francis Charmillot relève qu’il faut leur offrir une éducation ainsi qu’une présence permanente. « C’est l'âge où beaucoup de choses se décident, on prend les bons ou les mauvais plis » indique Francis Charmillot. Peu importe si certains doivent repartir dans leur pays, le directeur estime qu’il faut leur offrir un maximum de bagages en termes de connaissances et de compétences.

 

Même forfait alloué par la Confédération

L’AJAM est à la recherche de partenaires privés, comme la galerie Courant d’art, pour mener à bien ses projets. Il faut savoir que la Confédération alloue le même forfait pour un migrant adulte que pour un mineur, alors que l’encadrement d’un jeune coûte plus cher. Avec un financement extérieur, l’association pourra, par exemple, proposer d’autres cours ou encore des sorties éducatives à ces adolescents. /ncp

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