David Eray : « Régler le problème des Gens du voyage dans les deux ans »

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"Nous allons revoir les emplacements et peut-être aussi la réflexion", dit David Eray au sujet de l'aire d'accueil des Gens du voyage étrangers dans le Jura.

Le dossier des Gens du voyage étrangers s’apprête à refaire surface dans le Jura. Il est aujourd’hui entre les mains du nouveau ministre de l’Environnement David Eray. La question de l’emplacement d’une aire d’accueil définitive dans le canton était en stand-by depuis l’automne dernier, élections cantonales obligent. Pour rappel, les anciennes autorités avaient opté pour Courrendlin, mais une autre proposition avait été formulée dans la foulée, vers la STEP de Soyhières. David Eray souhaite régler le problème dans les deux ans, en relançant la réflexion. Entretien :

David Eray, où en est la réflexion aujourd’hui ?

Le Gouvernement doit s’atteler à la tâche, étudier les possibilités, pour revenir auprès du Parlement avec la meilleure solution possible. Il s’agit d’éviter les problèmes actuels de camping sauvage et de restitution des emplacements dans des états pas toujours très propres. Ca irrite la population et on peut le comprendre.

Comment imaginez-vous la future aire d’accueil ?

Je l’imagine avec un contrôle d’accès, avec le dépôt d’une caution, et la restitution de la somme si l’emplacement est propre au départ de la communauté. Nous pourrions ainsi éviter tous les problèmes actuels que nous connaissons.

Courrendlin et Soyhières sont-elles toujours en première ligne pour accueillir une aire ?

Ces propositions ont été clairement formulées. Mais nous allons revoir les emplacements et peut-être aussi la réflexion. Dans tous les cas, il faudra trouver une place.

La Vallée de Delémont reste-elle privilégiée ? Durant votre campagne électorale, vous vous étiez déclaré plutôt contre l’aménagement d’une aire d’accueil à Courrendlin…

Une aire peut être aménagée partout dans le Jura. Mais un des critères défini à la base veut qu’elle se trouve proche de l’autoroute, afin d’éviter le trafic de caravanes à travers les petites routes. Ce critère restreint un peu les possibilités. Nous verrons ce qui ressortira des réflexions et ce que le Gouvernement proposera au Parlement.

Un calendrier existe-t-il pour régler enfin ce problème dans le Jura ?

Je me suis fixé un calendrier de deux ans, mais ce calendrier est personnel. Plus les années passent, plus les problèmes perdurent et plus la population est énervée. Il nous faut maintenant rapidement une place qui soit sous contrôle.

On reparle actuellement de camping sauvage, puisque des Gens du voyage étrangers ont tenté de s’installer la semaine dernière à la Ballastière, entre Delémont et Courrendlin. Ils ont été « expulsés » par la police. Le camping sauvage redevient-il un problème dans le Jura ?

Tant qu’on n’aura pas de place officielle, on aura des risques d’établissements sauvages de communautés. Effectivement, des Gens du voyage sont venus à la Ballastière. La police est entrée en dialogue avec eux et les a priés de ne pas s’installer sur un terrain privé. Ils sont repartis. Mais ça n’empêche pas qu’ils puissent revenir tôt ou tard, eux ou d’autres communautés, pour s’établir et poser les problèmes que l’on connaît.

Ces Gens du voyage sont repartis en direction du Jura bernois. Le canton a-t-il le droit, légalement, de leur demander de quitter le territoire jurassien ?

Il y a eu un bon dialogue et ils sont repartis. Je ne connais pas les détails. Mais je le répète, il nous faut maintenant une place sous contrôle pour pouvoir canaliser et maîtriser la situation.

Quelles sont enfin les étapes politiques à venir dans ce dossier ?

Il s’agit de trouver rapidement un emplacement et de le soumettre à la Commission parlementaire de l’Environnement pour approbation. Le dossier reviendra ensuite sur la table du Parlement pour une décision finale sur la fiche concernant les Gens du voyage. /rch

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26.10.2016
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