Swatch Group dément toute séquestration chez Simon&Membrez

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L'entreprise horlogère Simon&Membrez a retenu une partie du personnel vendredi après-midi. L'Est Républicain évoque une séquestration. Le Swatch Group dément catégoriquement et évoque une procédure normale et banale.

Un article paru samedi chez nos confrères de l’Est Républicain indique qu’une entreprise horlogère basée à Delémont aurait "séquestré" une partie de ses employés vendredi dernier en fin d’après-midi : une soixantaine de collaborateurs auraient été forcés de rester dans l’usine au-delà des horaires de travail pour rechercher des pièces d’or, qui avaient disparu. L’article ajoute que les employés retenus auraient été "débadgés", sous-entendu que ces heures d’enfermement n’auraient pas été comptées. Ils n’auraient pas pu prévenir leurs proches et les pompiers seraient intervenus.

De son côté, la police jurassienne dément toute intervention liée à cette entreprise. Il s’agit du fabricant de boîtes de montres haut de gamme en or, Simon&Membrez. Contacté par nos soins, son directeur, Philippe Rossier, nous a confié que cet article était nullement conforme à la réalité et nous a renvoyé vers le service de presse du Swatch Group pour davantage de précisions.

Le Swatch Group dément

Le porte-parole du Swatch Group, Bastien Buss, réfute lui aussi catégoriquement les assertions du journal. Dans une prise de position officielle, il précise qu’il "a simplement été demandé à une petite partie du personnel de rester un peu plus longtemps vendredi après-midi pour des raisons préventives liées à la sécurité." Il ajoute que "c’est une procédure interne absolument normale et tout à fait banale dans un lieu hautement sécurisé. Les employés seront bien entendu rémunérés pour le temps de travail supplémentaire effectué".

Le syndicat UNIA a pris connaissance de l’affaire en lisant l’article du quotidien français et entend demander des explications à l’association patronale. /gwe-fco

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