Le Panto ne partira pas

Le Pantographe n’a pas quitté ses locaux dans les délais impartis. Les membres du collectif culturel de Moutier occupent toujours l’ancienne Junker, propriété de Tornos. Le délai d’expulsion décidé par la justice était fixé à mercredi midi. Un ultimatum que le Pantographe avait promis de respecter à une seule condition : que Tornos rembourse à la Fondation « Pays des Merveilles » les 228'000 francs empruntés par le collectif pour la rénovation de l’aile nord du bâtiment.

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Les membres du collectif ont fait leurs bagages mais occupent toujours les locaux

La dette annulée

Mercredi en fin de matinée, la Municipalité de Moutier a indiqué dans un communiqué avoir pris acte mercredi d’un accord entre la Fondation « Pays des Merveilles » et l’entreprise de machines-outils Tornos. « Dans les faits, cet accord annule la dette de 228'000 francs, contractée par les occupants de l’usine Junker à l’égard de la Fondation. Les parties créancière et propriétaire s’étant finalement entendues, le dernier obstacle vers un règlement définitif de cette affaire est ainsi levé », peut-on lire dans le communiqué du Conseil municipal.

Du côté du Pantrographe, le litige n’a toutefois pas encore trouvé son épilogue. Selon le collectif, Tornos a fait une proposition de remboursement de 70'000 francs. Ce qui n’est pas suffisant pour le collectif qui attend toujours que le montant total soit versé.

Pour Tornos, cette affaire est réglée. L'entreprise récupérera prochainement l'ancienne usine Junker afin d'y installer les activités du foyer qui a été vendu. Mais avant cela, la société doit décider de la suite des opérations. S'ils campent sur leurs positions, les membres du collectif seront probablement expulsés par les forces de l'ordre. /mdu

« On prend le risque d’aller en prison »

Dans l’attente, les membres du Pantographe ont fait leurs cartons et déménagé une partie de leurs affaires, mais ils sont bien décidés à rester jusqu’à obtenir gain de cause. En restant ils s’exposent toutefois à une amende allant jusqu’à 10'000 francs. Ondine Yaffi, membre du collectif, est prête à prendre ce risque. Elle affirme même qu’elle ira en prison s’il le faut pour faire entendre sa voix.

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