Mauvais temps: terrasses vides et canoës rangés

Restaurant de la Croix-Fédérale à Corban Zoom sur « Restaurant de la Croix-Fédérale à Corban » (touche ESC pour fermer)
Photo: archives

La pluie ne fait pas les affaires des restaurateurs et prestataires touristiques du Jura. Les mauvaises conditions météorologiques engendrent, en effet, des répercussions négatives sur la fréquentation des établissements publics du canton, notamment en ce qui concerne les terrasses. Les activités de canoë et kayak proposées sur le Doubs sont également affectées par la météo.

« Avec un temps pareil, les terrasses sont bannies, vides. L’année passée où il a fait très chaud et beau, les établissements du bords du Doubs en ont profité, parce que la population allait plus volontiers se promener. En 2016, c’est l’inverse : les tenanciers de restaurants situés à proximité de ce cours d’eau doivent souffrir d’un manque de fréquentation », explique Yves Rondez. « Il faut essayer de proposer malgré tout des cartes estivales, même si elles ne peuvent pas être servies à l’extérieur du bâtiment », précise le président de GastroJura. « On se trouve, en plus, actuellement durant la période de l’Euro : en principe, les gens restent à la maison ou se retrouvent en équipe dans des locaux de sociétés pour suivre les parties, dont les horaires de diffusion ne sont pas favorables pour les restaurateurs », complète Yves Rondez.

Le Doubs : débit trop important

La Maison du Tourisme à Saint-Ursanne tire également la langue avec les mauvaises conditions météorologiques : il est actuellement impossible d’effectuer des activités sur le Doubs : la rivière présente un débit qui varie entre 40 et 80 m3 par seconde. Corrolaire : la pratique du canoë ou kayak est impossible, sauf pour les personnes chevronnées dans ces disciplines. « On doit annuler en ce moment les réservations de 90% des groupes de touristes inscrits : ces individus n’ont pas l’habitude de naviguer. Jusqu’à présent, notre manque à gagner se situe à 90% de notre chiffre d’affaires réalisé l’an dernier aux mois de mai et de juin, soit une perte de l’ordre de 5'000 à 6'000 francs », relève le directeur de la Maison du Tourisme à Saint-Ursanne. « En l’état actuel, il est dangereux de s’aventurer sur cette rivière : en cas de grand débit, comme c’est le cas maintenant, il sera compliqué de s’en sortir si une embarcation est coincée dans des branches d’arbres. De plus, le cours d’eau n’a pas encore atteint la température de 13°C », précise Frédéric Lovis. /bbo

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