Un accident de speed flying au Tribunal

speedflying, parapente Zoom sur « speedflying, parapente » (touche ESC pour fermer)
Le speedflying implique souvent une vitesse plus élevée et des manœuvres plus serrées qu'en parapente (photo: vimeo.com)

Un moniteur de parapente comparaissait devant la justice mercredi matin à Moutier. L’homme qui dirige une école de vol libre dans la région depuis de nombreuses années, doit répondre de lésions corporelles graves par négligence. Le décollage de l’un de ses élèves dans le cadre d’un cours de speed flying avait mal tourné. Les faits remontent au printemps 2011.

Une chute lourde de conséquences

L’accident est survenu sur les hauteurs de Chasseral alors que la victime, très expérimentée en parapente, s’essayait à un sport encore plus extrême : le speed flying. Cette discipline qui mêle vol libre et ski nécessite une maîtrise très pointue de sa voile. Une bourrasque de vent a happé le lésé lors de son 4e décollage et l’a fait chuter lourdement sur des pierres. Le choc a provoqué une fracture du sacrum et des dysfonctionnements irréversibles de la vessie ainsi que des fonctions annales et sexuelles.

Négligence ou malchance ?

Le plaignant estime que son professeur ne lui a pas fourni le matériel de protection nécessaire qui aurait permis d’amortir la chute. De son côté, le moniteur plaide non-coupable et estime qu’il n’a pas commis d’erreur. «  Mon client avait 300 vols de parapente à son actif, il connaissait les risques de décoller sans protection ».

Non-coupable pour le procureur

Le ministère public considère que le prévenu n’a pas commis de négligence et demande son acquittement. Le tribunal rendra son jugement ultérieurement. /nme   

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