La famille Voisard dément toutes pratiques frauduleuses

Des entreprises de pompes funèbres de la région sont dans le collimateur de la justice. Le ministère public jurassien a ouvert en début d’année une instruction contre inconnus pour atteinte à la paix des morts et escroquerie. Des faits que RFJ avait déjà révélés en décembre dernier. Le magazine « L’Illustré » cite mercredi l’entreprise familiale « Pompes funèbres Delémont ARC-Jura Voisard » comme étant au cœur de la tourmente.

La famille Voisard a réfuté ces propos dans un communiqué mercredi en fin d’après-midi. Elle confirme que le père, Romain, et le fils, Jérôme, ont été auditionnés en tant que témoins appelés à donner des renseignements. S’agissant des faits, elle garantit avoir toujours exercé sa profession en toute intégrité et au plus proche de sa conscience. Elle conteste ainsi fermement les propos de « L’Illustré », selon lesquels elle aurait procédé à des trafics de cercueils ou des surfacturations. La famille Voisard souligne également que cette instruction concerne toutes les entreprises de pompes funèbres de la région.

De son côté, l’Association jurassienne des entreprises familiales de pompes funèbres, par son président Cédric Roy, dément fermement être l’auteur de la dénonciation à l’origine de la procédure. Elle dément également être mêlée aux suspicions d’atteinte à la paix aux morts et d’escroquerie. Deux de ses membres ont aussi été auditionnés dans cette affaire à titre de témoins.

Un problème de fédéralisme au niveau de la législation

Au-delà de sanctions pénales et civiles, les sociétés incriminées ne risquent aucune interdiction de pratiquer. Les entreprises jurassiennes de pompes funèbres ne sont plus soumises à une autorisation de pratiquer, ni à une surveillance étatique depuis 2008 et l’adoption de la nouvelle loi cantonale sur les activités économiques. Juriste au Service de l’économie et de l’emploi, Boris Rubin nous a expliqué que ces changements découlaient de l’entrée en vigueur d’une modification de la loi fédérale sur le marché intérieur. Cette dernière abaisse les exigences soumises à autorisation. Les cantons restent libres à ce niveau-là, toutefois soumettre à autorisation une activité qui ne le serait pas dans d’autres cantons ferait courir le risque aux entrepreneurs locaux d’exercer à des conditions beaucoup plus strictes que leurs concurrents de l’extérieur. /emu

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