Passe d’armes sur l’Inter

Salle de l'Inter à Porrentruy Zoom sur « Salle de l'Inter à Porrentruy » (touche ESC pour fermer)
Salle de l'Inter à Porrentruy

L’Inter fait à nouveau des remous au Parlement jurassien. Le CS-POP Pierluigi a questionné le Gouvernement dans une interpellation mercredi sur plusieurs éléments qui entourent la rénovation et la gestion de la salle de spectacle bruntrutaine. Ce qui a eu le don d’agacer le ministre Charles Juillard, ainsi que le député PDC Stéphane Theurillat, par ailleurs conseiller de ville de Porrentruy.

Une affaire opaque

Plusieurs questions restent en suspens, d’après Pierluigi Fedele. Malgré les développements récents de l’affaire évoqués dans la presse, elles n’ont pas trouvé de réponses satisfaisantes à ses yeux. Sur le financement des travaux d’une part, dont les dépassements inquiètent le CS-POP. D’autre part sur le possible conflit d’intérêt dans la gestion de l’Inter. Le député s’appuie sur un document qui établit un lien direct entre le cabinet Fueg SA, détenu par le maire de Porrentruy, et l’ex-gérante Catherine Charmillot. Il demande si le service des communes allait intervenir.

Transparence suffisante

Charles Juillard se montre quelque peu excédé pour répondre. Les dépassements dans la rénovation sont dus à des travaux de restauration et autres imprévus exigés par la conservation des monuments historiques. Le montant à charge du canton ne devrait pas dépasser 15'000 francs.

Quant au conflit d’intérêt, il n’en voit pas : le cabinet Fueg a agi comme fiduciaire au nom de Gilles Brenier et le Conseil municipal en a été informé. Et si l’Etat exerce une surveillance des communes, il ne lui appartient pas d’investiguer au vu des éléments indiqués. Ce serait au Conseil municipal d’agir s’il le juge nécessaire.

Pierluigi Fedele juge malgré cela le cas opaque : le contrat stipule que le remboursement doit se faire auprès de la société du maire. Document notarial à l’appui, Stéphane Theurillat dément les arguments du CS-POP en affirmant que Pierre-Arnauld Fueg n’a pas agi par intérêt personnel et juge que sa démarche n’a pour but que de discréditer un adversaire politique. Pierluigi Fedele s’en défend et attend des documents plus probants. Dernière réponse de Charles Juillard. L’affaire en reste là… jusqu’au prochain épisode. /iqu

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26.10.2016
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