Brexit: notre dossier à la mi-journée

C’est un véritable séisme politique qui s’est joué dans les urnes. Le Royaume-Uni a choisi de se détacher de l’Union européenne par près de 52 % des voix. C’est le Pays de Galles et des villes du nord de l’Angleterre qui ont plébiscité ce Brexit. Au contraire, l’Ecosse, l'Irlande du Nord et Londres ont voté pour le maintien au sein de l’UE.

Dans la foulée des résultats, le premier Ministre David Cameron a annoncé sa démission pour l’automne. Lui qui était un fervent défenseur du maintien au sein de l’Union européenne. A Londres, une correspondance d’Eric Albert:

L'analyse de notre correspondant à Londres

La sortie du Royaume-Uni est vécue comme un coup de massue du côté de l’Union européenne. Qui se dit malgré tout déterminée à conserver son unité à 27 membres. La plupart des dirigeants des institutions et des partis politiques européens se sont d’ores et déjà exprimés. Notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

L'analyse de notre correspondant à Bruxelles

Les chefs de la diplomatie des six pays fondateurs de l'Union européenne se réunissent demain à Berlin pour évoquer les conséquences de ce Brexit.

Les réactions pleuvent également dans chacun des pays de l’UE.  En France, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a par  exemple  demandé l’organisation d’un référendum similaire en France.

Tour d’horizon des prises de position avec Natacha Mengoli :

Tour des premières réactions en Europe

Le vote des Britanniques en faveur du Brexit "met gravement l'Europe à l'épreuve", a estimé pour sa part le président français François Hollande. L'UE "ne peut plus faire comme avant" et doit désormais "se concentrer sur l'essentiel".

Cela passe par une meilleure écoute des intérêts du peuple. C’est en tout cas l’espoir de Sergio Rossi, professeur d’économie à l’Université de Fribourg :

L'analyse de Sergio Rossi, professeur d'économie à l'université de Fribourg

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne affole par ailleurs les marchés. Les places de Londres, Paris et Francfort, mais aussi Tokyo perdaient ce matin jusqu’à 10%. L’onde de choc a fait plonger la livre sterling de 10%, un plus bas inédit depuis 1985. La Bourse suisse, limite la casse après avoir elle aussi ouvert en forte baisse : l’indice SMI perdait tout à l’heure près de 3%.

Quant à l’euro, il valait 1 franc 08 à la mi-journée, en baisse d’1,5%.

De son côté, la Banque nationale suisse est intervenue sur le marché des changes pour tenter de stabiliser la situation après la victoire du Brexit.

Mais les milieux économiques suisses déplorent l’ouverture d’une période de grande incertitude pour l’économie suisse. Leur inquiétude va principalement à cette appréciation du franc. Une inquiétude partagée par l’Union syndicale suisse.

Le Conseil fédéral prend acte mais ne commente pas le vote des Britanniques. Il s’attend toutefois à des conséquences sur les négociations en cours avec l’UE au sujet de l’immigration. «Aujourd’hui, à Bruxelles, comme Suisse vous n’obtenez rien. Ils ont autre chose à faire», a dit le président Johann Schneider-Ammann devant les médias en milieu de matinée (vendredi). Il est conscient qu’il sera plus difficile de trouver un interlocuteur…

"Keep Calm" pour Johann Schneider Ammann

Pour l'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin, l'avenir est incertain pour la Grande-BRetagne mais ça ne présage rien de bon pour la Suisse et ses relations avec l'UE. Il l'a dit au téléphone de Fabrice Germanier:

L'analyse de Pascal Couchepin

La Confédération a ouvert une ligne téléphonique  pour répondre aux questions de ses ressortissants et entreprises, sur les conséquences du Brexit. Cette ligne sera active 24 heures sur 24.

Pour le Nouveau mouvement européen suisse, la déception liée au vote britannique doit laisser place à l’espoir de construire une nouvelle Europe.  Vincent Martinez, vice-président de  la section neuchâteloise du NOMES :

Pour le NOMES, l'Union européenne peut s'inspirer du fédéralisme helvétique

Ce dossier a été réalisé avec le concours de nos correspondants, Eric Albert à Londres, Pierre Benazet à Bruxelles, Jérôme Favre et Jérôme Favaretto à Berne, Gabriel de Weck, Natacha Mengoli et Fabio Payot. /sbe-gwe-mle-ats

Partager
Link
Météo