Un débat nourri sur les finances

Les finances étaient au cœur des discussions du Conseil de ville de Porrentruy jeudi soir. Ce ne sont pas les comptes qui ont suscité le débat, mais plutôt le traitement d'un postulat du PLR. Le Conseil municipal proposait de refuser le texte intitulé « Maîtrise des charges communales », puisque les comptes 2015 présentent un bénéfice pour la troisième année consécutive. L’exécutif estimait que le postulat était dès lors réalisé. Après de vifs échanges, le Conseil de ville a soutenu par 23 voix contre 12 le point de vue du Parti libéral radical.

Dans le postulat, le PLR demandait au Conseil municipal d’évaluer la situation financière de la commune et de proposer éventuellement des mesures d’économie. L’auteur, Manuel Godinat, a expliqué jeudi soir que, malgré l’embellie financière actuelle, la municipalité devait poursuivre ses efforts. Les risques futurs sont, selon lui, bien réels, comme la diminution des rentrées fiscales liée à la réforme des entreprises qui devrait entrer en vigueur ces prochaines années. L’élu en veut pour preuve les provisions réalisées par la commune l’année dernière pour palier à une période économique plus morose. Il a conclu son intervention par ces quelques mots : « au niveau des finances mieux vaut agir vite que tard ». Le Conseil municipal a pris ce plaidoyer enflammé comme une attaque envers le travail réalisé par l’administration communale pour maîtriser les charges. Manuel Godinat s’est excusé par la suite de certains termes utilisés. Le PDC a, quant à lui, suivi l’avis de l’exécutif. Les différentes menaces, qui pourraient peser sur le ménage communal, sont pour le moment trop incertaines pour les prendre en compte. Le PCSI et le groupe PS-Les verts ont préféré laisser la liberté de vote.

 

Comptes, postulat et crédits acceptés

Les comptes 2015 ont été acceptés par les conseillers de ville. Ils affichent un bénéfice de 455'000 francs.

La motion intitulée « Pour une maîtrise du territoire communal » a été transformée en postulat qui a été approuvé. Le groupe PS-Les Verts demandait au Conseil municipal de réfléchir à l’application d’un droit de superficie pour des parcelles à bâtir, au lieu de vendre le terrain.

Un crédit de 190'000 francs a également passé la rampe. Cette somme doit permettre d’effectuer des travaux dans différents bâtiments communaux dans le but de réaliser des économies d’énergie. /ncp

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