Unia Transjurane veut de meilleures conditions dans la vente

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Unia Transjurane entre en campagne. Le syndicat partira ces prochains jours à la rencontre des employés du secteur de la vente. L’objectif est d’informer les travailleurs de la branche, mais aussi le public, du refus début juin par le Conseil des Etats de la proposition de loi d’extension des heures d’ouverture des magasins. Unia Transjurane se rendra sur les places de travail, dans les magasins et dans la rue. Il organisera aussi des apéritifs en fin de journée lundi 4 juillet à Delémont et mardi 5 juillet à Saint-Imier.

CCT dans le viseur

Cette campagne a aussi pour but de discuter des perspectives futures, notamment la possibilité d’établir une convention collective de travail de force obligatoire. Le syndicat compte d’ailleurs dans le second semestre entrer en contact avec les employeurs de la vente pour les inviter à la table des négociations. Une tâche ardue, selon le secrétaire régional d’Unia Transjurane Pierluigi Fedele, puisqu’il est difficile de s’adresser à un interlocuteur unique. Les entreprises ne sont pas fédérées en une association locale unique, par exemple, mais en unions de commerces locaux. Les logiques de concurrence dans la branche peuvent également compliquer les discussions.

La fin du contrat type

Dans le canton du Jura, le dumping salarial avait pu être jugulé durant trois ans grâce au contrat type de travail obligatoire édicté par la tripartite. Mais ce contrat prendra fin d’ici fin 2016, ce qui inquiète Unia. Pour le syndicat, une fois les barrières de protection salariales tombées, les salaires baissent automatiquement. D’où l’importance d’établir une CCT. /iqu

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