Un septuagénaire reconnu coupable de viols

Château de Porrentruy Zoom sur « Château de Porrentruy » (touche ESC pour fermer)
(photo: archives)

Un septuagénaire condamné pour viols sur la petite-fille de son épouse. L’individu, qui comparaissait depuis mardi devant le tribunal pénal de Porrentruy, a été reconnu coupable d’actes d’ordre sexuel sur un enfant et de viols. Il écope de trois ans de peine privative de liberté, dont 18 mois fermes, avec un sursis partiel durant deux ans pour 18 mois. Il devra en outre s’acquitter d’un dédommagement pour tort moral de 10'000 francs et de 29'000 francs de frais de justice. La contrainte sexuelle n’a pas été retenue et le prévenu a eu droit à une atténuation de la peine pour les faits remontant à 2003 par l’écoulement du temps.

Sur les deux versions présentées mardi par l’accusation et la défense, la présidente du Tribunal, Corinne Suter, a jugé que celle de la plaignante était la seule crédible. La jeune femme, d’une trentaine d’années, a tenu des propos clairs avec des dates et une chronologie. Âgée de 11 ans et 15 ans à l’époque des faits, elle a décrit les actes de manière simple et sincère. Son récit a également pu être recoupé avec des faits qui se sont déroulés dans la famille : une communion, un anniversaire, un voyage. Le tribunal a également estimé qu’elle n’a pas tenté de piéger une personne qu’elle n’avait plus vue depuis 13 ans. « Elle a une famille de deux enfants et un mari, elle a sûrement autre chose à faire », a raisonné la présidente.

La crédibilité de l’accusé a, elle, paru bien moindre aux juges. Corinne Suter a rappelé que l’individu de 72 ans avait tenu des propos d’une simplicité déroutante lors de son audition. L’Ajoulot était peu loquace et ne répondait pas aux questions, il niait tout simplement. Pour seule excuse, il attaquait la plaignante en la traitant de folle qui voulait des sous. Il y a donc un clair déséquilibre entre les deux crédibilités qui plaide en faveur de la victime. /lbr

Partager
Link
Météo