Le peintre aux mille terres

Medhi Bourkia dans son atelier Zoom sur « Medhi Bourkia dans son atelier » (touche ESC pour fermer)
"Je dois consoler mes toiles qui ne trouvent pas place dans l'exposition... c'est comme un fille qui revient toute seule de vacances alors que les autres se sont mariées !"

Peindre sans peinture, mais avec ce qu'offre la nature : c'est la démarche de Medhi Bourkia, dont une partie des œuvres est présentée depuis samedi à la galerie du Caveau à Saint-Ursanne. L'artiste crée avec de la terre, du sable, de la chaux ou encore des bouts de ferraille. Travaillés parfois au pinceau, parfois au karcher, ses tableaux sont conçus pour évoluer avec le temps et le hasard.

« Composées sur toile, toutes ces terres font une noce mythique, et les gens qui vivent sur terre n'y arrivent pas » soupire l'artiste. D'origine sud-marocaine, Medhi Bourkia se définit comme un international. C'est lors d'une grillade au bord du Doubs qu'il découvre l'ancienne école primaire de Goumois, alors abandonnée. Depuis 2010, il y a établi son atelier, où les étagères ploient sous les seaux de matière terrestre. Coquilles d'oeuf, cendres ou débris, le peintre récupère tout, ne jette rien et guette l'éclat dans chaque échantillon ramassé au gré de balades. Appliquant la même sagesse à la matière brute qu'à l'humain, il confie : « si on sait le respecter, l'écouter, le traiter et l'entretenir, alors il n'y aura que du bon répondant. »

Medhi : œuvres récentes. Exposition du 23 juillet au 14 août à la galerie du Caveau à Saint Ursanne. Vernissage samedi 23 juillet à 18h.

La terre, une matière de mémoire

(son accessible uniquement depuis un ordinateur)

Medhi Bourkia dans son atelier, l'ancienne école primaire de Goumois Zoom sur « Medhi Bourkia dans son atelier, l'ancienne école primaire de Goumois » (touche ESC pour fermer)
Medhi Bourkia dans son atelier, l'ancienne école primaire de Goumois

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