C’est « l’ébullition » pour la rentrée

L'année scolaire va bientôt commencer. Zoom sur « L'année scolaire va bientôt commencer. » (touche ESC pour fermer)
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Le monde scolaire est en « ébullition ». C’est le terme choisi ce vendredi par le ministre de la Formation Martial Courtet à l’occasion de sa première rentrée scolaire dans le costume. « Nous souhaitons une rentrée de qualité et nous avons tout mis en œuvre pour qu’elle le soit » a expliqué le ministre, alors que le Service de l’enseignement (SEN) est en pleine réorganisation. Son chef Pierre-Alain Cattin quitte d’ailleurs le bureau ce vendredi. Son successeur sera connu « dans les mois à venir ».

Suite à l’analyse de fonctionnement effectuée en début d’année, Martial Courtet a dévoilé deux mesures à l’étude proposées par le groupe de travail. La première consiste à déléguer davantage de compétences aux directions des écoles et la seconde à nommer un inspecteur scolaire à l’échelle cantonale. Un rôle de contrôle dont le but serait « de valoriser le métier », assure le ministre.

Pour passer la matu, faudra revoir ses calculs !

Mais l’élément marquant de cette rentrée 2016 concerne l’obtention de la maturité gymnasiale. Jusqu’à maintenant, une moyenne générale de 4 suffisait pour être promu ou décrocher le diplôme. Et bien, fini ! Désormais, il faudra toujours avoir 4 de moyenne générale, mais aussi 4 de moyenne (16 points) parmi les quatre disciplines fondamentales que sont les deux premières langues, les mathématiques et l’option spécifique. Une décision réclamée par le corps enseignant et motivée par un exemple concret: en juin au Lycée de Porrentruy, une classe a eu une moyenne de 1,8 lors de l’examen de math… et tous les élèves ont obtenu le diplôme ! « C’est problématique » a relevé Martial Courtet, « surtout pour la suite du cursus ».

Autre changement, la moyenne sera calculée à partir des notes de l’ensemble de l’année scolaire et non plus sur la base des semestres.

7 classes ouvrent, 3 ferment

Sur le plan de l’organisation, une fois n’est pas coutume, le Jura compte davantage d’ouvertures que de fermetures de classes. Au primaire, deux classes ferment (Courroux, Val Terbi) et trois ouvrent (Delémont, Le Noirmont, La Coeuvatte). Au secondaire, on signale 1 seule fermeture (La Haute-Sorne) et 4 ouvertures (Delémont x3, Val Terbi). Tout ça pour un nombre d’élèves stabilisé à 8118 (contre 8110 en 2015). Dans le contexte d’OPTIMA, ces ouvertures peuvent surprendre, mais il y a « énormément de facteurs qui entrent en ligne de compte pour décider de l’ouverture ou de la fermeture d’une classe », justifie Catherine Geiser, adjointe au chef du SEN.

Evaluation des enseignants: encore 40 dossiers ouverts

Quant à la mise en œuvre de la nouvelle évaluation des enseignants, qui obligeait une mise à jour de tous les diplômes, elle touche à son terme. La gestation n’a pas été de tout repos on s’en souvient, mais l’accouchement approche. Sur les 940 dossiers que le SEN a dû traiter, il reste une quarantaine de situations particulières. Les autres ayant été réglées « à satisfaction de tout le monde » nous a-t-on assuré.

Enfin, le Jura se réjouit que plus de 99% des élèves qui ont terminé leur scolarité en juin ait trouvé une solution de formation ou de transition. L’apprentissage étant leur voie préférée, choisie pratiquement par un jeune sur deux. /clo

Le ministre Courtet s’exprime sur l’avenir du SEN

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