Huit cents convives et de beaux discours

La partie officielle du 113ème Marché-Concours s’est déroulée ce dimanche à midi. Plus de 800 invités étaient réunis à la patinoire de Saignelégier, transformée pour l’occasion en salle de banquet.

Se sont succédé à la tribune Gérard Queloz, président du Marché-Concours, le président du Gouvernement jurassien Charles Juillard, le président du Conseil d’Etat du canton de Zurich (invité d’honneur) Mario Fehr et le conseiller fédéral Alain Berset.

Des éleveurs inquiets, un contexte économique et politique compliqué

Gérard Queloz a accueilli les invités et remercié les éleveurs, avant de rappeler les nombreux défis qu’ils affrontent : franc fort, taxes d’exportation et rude concurrence des chevaux importés rendent extrêmement difficile la rentabilité de l’élevage. La suppression de la prime jurassienne à l’exportation de chevaux posant problème, Gérard Queloz espère qu’une solution sera trouvée rapidement. Il salue le postulat de la conseillère aux Etats Anne Seydoux qui demande au Conseil fédéral d’étudier des mesures pour enrayer la diminution du nombre de naissances de chevaux de la race franches-montagnes.

Le Jura attend plus de la Confédération

Le discours de Charles Juillard alternait le français et l’allemand, et pour cause : il était centré sur la solidarité confédérale, solution selon lui pour réduire les inégalités entre les cantons. Arguant que le Jura sait se montrer solidaire, par exemple lors du vote sur le deuxième tube du  Gothard, il attend une certaine réciprocité de la part de la Confédération sur des dossiers comme la RPT ou la politique des transports.  La race franches-montagnes n’est pas oubliée : le président du Gouvernement partage les préoccupations des éleveurs et a rappelé qu’en 20 ans, le nombre de poulains a diminué de près de 45%. Il déplore que plusieurs propositions des autorités jurassiennes et des organisations d’élevages n’aient pas été retenues par les autorités fédérales.  Enfin, il en appelle à la solidarité des professionnels "parfois remise en cause ces temps-ci".

Sans se risquer à évoquer des solutions concrètes, Alain Berset s’est voulu rassurant. Après avoir rappelé l’histoire de la race franches-montagnes, il a affirmé que la Confédération souhaitait absolument maintenir les races indigènes. Non sans humour, il a également fait part de son attachement au canton du Jura : "en tant que Jurassiens, vous êtes nés sous le signe du cheval. En tant que Fribourgeois, je suis né sous le signe de la vache".

Qu’est-ce que le Canton de Zurich ferait sans le Jura ?

Mario Fehr a présenté la facette agricole du Canton de Zurich, soit 40% de son territoire. Il a également affirmé que plus de onze mille chevaux sont répertoriés dans le canton de Zurich, sans oublier de préciser que les plus beaux viennent du Jura. Un peu de pommade qui n’a pas manqué de faire applaudir l’assistance. "Qu’est-ce que le canton de Zurich ferait sans le canton du Jura ?", a-t-il demandé, en faisant référence à Steve Guerdat qui vit au bord du lac zurichois.

La partie officielle s’est terminée vers 13h30. Les invités, Alain Berset en tête, se sont ensuite rendus vers le traditionnel cortège. /cad

Une heure de discours résumée en 2mn30

L'arrivée d'Alain Berset et Charles Juillard

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13.08.2016
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