Condamné pour avoir piqué dans la caisse

 Zoom sur «   » (touche ESC pour fermer)
Photo : Archive

18 mois de prison avec un sursis pendant 2 ans pour abus de confiance.  C’est la peine retenue contre un ex-président de la commission ouvrière d’une entreprise de Delémont. Il a été reconnu coupable du  vol des bénéfices des automates à boisson dont il avait la gestion entre 2004 et 2010. L’homme doit aussi rembourser 290 000 francs de bénéfices estimés.

« On ne vend pas 10 000 cafés par mois à 230 employés sans faire de bénéfices ». Le juge Pascal Chappuis s’est accordé avec l’expertise : la gestion des automates à boisson rapportait forcément des bénéfices.

Il est aussi revenu sur les doubles-facturations invoquées par le prévenu et les dysfonctionnements des machines. Rien de tout cela n’a eu lieu selon lui, « c’est anecdotique ». Ensuite, le juge a mentionné les déclarations des témoins. Ils ont tous dit que le prévenu était le seul à avoir les clefs du local où était rangé l’argent.

Une trahison grave

D’autres indices périphériques ont enfin été mis en avant : notamment
les analyses des comptes bancaires de ce citoyen du Jura bernois. Entre 2004 et 2010, peu de retraits, seulement des versements de salaires. Mais subitement, en 2010, le prévenu contracte des emprunts et des crédits… Depuis là, tout va mal… « Soit depuis le moment où on ne peut plus piquer dans la caisse du comité ouvrier », a déclaré Pascal Chappuis.

Les déclarations du prévenu jugées inconstantes et floues, n’ont pas permis de lui sauver la mise. Pour le juge, sa culpabilité est grave. L’homme a trahis ses pairs sans scrupule et pendant une longue période, alors qu’il avait toute la confiance de ses collègues. \cto

Partager
Link
Météo