Le bois régional encore sous-exploité

L’utilisation du bois régional doit découler d’un réflexe évident, mais ce n’est pas encore le cas. C’est ce qu’indique le Gouvernement jurassien en réponse à une question écrite du groupe PDC. La députée Anaïs Girardin  cherchait à savoir comment l’Etat s’engageait en faveur de l’utilisation du bois indigène, et quelles actions seront prises à l’avenir.

De nombreuses directives et projets mettent en avant les constructions faites en bois local. L’Etat rappelle toutefois qu’ « un soutien spécifique au bois indigène s’avère difficile ». Les obligations ne sont pas légalement applicables.  Le Gouvernement intervient notamment en réalisant des partenariats, de la vulgarisation et du conseil. Il s’intéresse surtout à la gestion durable des massifs forestiers. Il soutient la recherche et le développement en faveur du bois suisse.

En revanche, le Gouvernement déplore que le réflexe bois ne soit pas encore systématique. Les maîtres d’ouvrage utilisent davantage de produits importés, et pas toujours durables. L’industrie locale ne peut, ou ne veut pas toujours user du bois régional dans ses constructions.
 

La forêt jurassienne est d’ailleurs sous-exploitée : 150’000 à 200’000 mètres cubes de bois sont prélevés chaque année. Le potentiel d’exploitation s’élève pourtant à 230'000 mètres cubes. Le Gouvernement appelle donc les entreprises à privilégier les ressources naturelles locales. Il enjoint aux communes de préférer leur propre bois pour construire leurs bâtiments.

Au niveau national, la loi fédérale sur les forêts a été révisée en 2016. La Confédération doit donc encourager la valorisation du bois selon les principes du développement durable. Elle veille ainsi à son utilisation dans les bâtiments, mais elle ne s’attache pas forcément au bois local, pour des raisons d’ouverture de marché. \cto

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26.10.2016
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