Le canton de Berne ne peut rien pour Léon Froidevaux

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Léon Froidevaux

Léon Froideveaux ne sera pas réhabilité par les autorités bernoises. Le Gouvernement bernois répond par la négative à une interpellation déposée par le député PSA Maxime Zuber. Ce dernier demandait un geste symbolique en faveur du journaliste et musicien autonomiste, condamné en 1916 à 13 mois d’emprisonnement et cinq ans de privations des droits civiques  pour « trahison et calomnie envers l’armée suisse et son commandement ».

Le Conseil-exécutif répond qu’il n’a joué aucun rôle dans cette condamnation décidée par la justice militaire suisse. Il précise aussi que la peine de Léon Froidevaux a été par la suite réduite à quatre mois de prison, et que seule l’inculpation de « calomnie  à l’égard du haut commandement de l’armée » a été retenue. Le canton de Berne a été chargé de faire exécuter la peine, par ordre du Département militaire fédéral. Le Gouvernement souligne par ailleurs que « Léon Froidevaux n’a pas été la cible des autorités cantonales bernoises », contrairement à ce qu’affirme Maxime Zuber.

 

Le Conseil-exécutif précise encore que « les faits auxquels se réfère [le député prévôtois] relèvent de l’histoire suisse bien plus que de l’histoire du canton de Berne ». Et d’ajouter que « la liberté d’expression était limitée durant la Première Guerre mondiale. Dans des circonstances dramatiques, il s’agissait littéralement d’empêcher l’éclatement de la Confédération helvétique. Juger la situation d’alors d’après la norme actuelle, c’est faire de l’anachronisme ». /ast

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