« Nous refusons les gens qui ne respectent pas les règles »

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(illustration)

« Je ne suis pas raciste » : le patron du café Capri, à Bienne, dément refuser de servir des clients uniquement parce qu’ils sont arabes. Oliver Maurer se retrouve sous les feux de la rampe après un message posté sur Facebook jeudi dernier. Un client, Hamza Benatia, expliquait alors que l’établissement avait refusé de les servir, lui et son frère, en raison de leur origine. Contacté ce matin, Oliver Maurer se défend.

Des mesures ont bien été prises au Café Capri, mais il n’y a pas de règle qui demande aux employés de refuser de servir toute la clientèle arabe, explique Oliver Maurer. C’est pourtant ce que rapportaient plusieurs médias alémaniques en fin de semaine dernière, ainsi que les jeunes socialistes biennois qui demandaient dans un communiqué diffusé samedi qu’une plainte soit déposée. « Mes paroles ont dépassé mes pensées sous le coup de la nervosité », explique le bistrotier en évoquant une interview donnée à Radio Bern1.

Il reconnaît tout de même que depuis une semaine, il refuse de servir certains clients. « Nous avons beaucoup de problèmes avec des gens qui font du trafic de drogue, et je ne peux plus travailler comme ça. Il y a des lois que tout le monde doit respecter », précise-t-il. Il ajoute que les règles qu’il a fixées s’appliquent aussi bien aux Suisses qu’aux étrangers de toute origine.

En ce qui concerne la mésaventure de Hamza Benatia et son frère, Oliver Maurer regrette. Il déclare connaître les deux jeunes hommes, dont un possède aussi des établissements publics à Bienne. Il les décrit comme des personnes tout à fait respectables, avec qui il a toujours eu de bonnes relations. Selon lui, une sommelière a fait erreur sur la personne et il s’agit d’un malentendu. Le patron du Capri a depuis présenté ses excuses.

Il ajoute qu’une grande partie de sa clientèle est d’origine étrangère, et que tout le monde est le bienvenu tant que les règles sont respectées. Il entend tout de même continuer à serrer la vis avec ceux qui ne le font pas. Il a d’ailleurs demandé à la police d’effectuer des contrôles dans son établissement samedi soir. La police cantonale nous a confirmé que des agents sont intervenus et ont contrôlé quatre personnes. Depuis, le calme est en partie revenu, conclu le patron du Capri.

Oliver Maurer n’entend pas mener d’action contre les gens qui l’ont traité de raciste. Il attend aussi de voir si une plainte sera déposée à son encontre. /ast

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