Une condamnation suite à une rixe

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Photo : Archive

L’un est condamné, et l’autre repart libre. Le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy a reconnu mercredi un client de boîte de nuit coupable de mise en danger de la vie d’autrui. Il avait menacé un videur de boîte de nuit avec un couteau et l’avait insulté et menacé. Les faits s’étaient produits en juillet 2013. La juge a retenu à l’encontre du prévenu une peine de 12 mois de prison avec un sursis de 3 ans. Un autre agent de sécurité, qui avait maîtrisé le client, était lui aussi prévenu mais il a été acquitté.

Pour la juge Marjorie Noirat, le client ne voulait pas tuer, mais il avait conscience de mettre en danger la vie d’autrui. Après avoir été violent, il a été sorti de la boîte de nuit par les videurs. L’homme n’a pas supporté d'être humilié. C’est ce qui l’a poussé à menacer un agent de sécurité avec un couteau lors d’une soirée de 2013. Il aurait pointé l’arme vers le cœur et le cou de l’agent. Ce-dernier a esquivé l’attaque et est tombé au sol. « C’est parce qu’il a chuté qu’il n’a pas été touché », a estimé la juge Marjorie Noirat. Selon elle, l’issue aurait pu être fatale.

Le deuxième prévenu de l’affaire était un des agents de sécurité. Il a été acquitté. Même s’il a plaqué le client au sol et  utilisé un spray au poivre à son encontre, il a agi en état de légitime défense, selon la juge. L’accusation de lésions corporelles simples n’a pas été retenue. En sa qualité d’agent de sécurité, il se devait d’assurer la protection des personnes présentes lors de la soirée. Il a donc maîtrisé le client jusqu’à l’arrivée de la police. Les méthodes employées ont été jugées proportionnelles à l’attaque.

Pour finir, la juge Marjorie Noirat a  conclu son jugement en citant Jacques Brel... pour apporter un peu de poésie, sans doute : « On ne meurt pas de se casser la figure, on ne meurt pas d’humiliation. On meurt d’un coup de couteau dans le dos ».  \cto

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