Varin Etampage SA accusée de trahir ses engagements

Varin Etampage SA se retire, en secret, de la CCT de l’horlogerie. Le syndicat Unia accuse, dans un communiqué publié jeudi soir, l’entreprise delémontaine de mettre les employés devant le fait accompli et de les obliger à choisir entre : accepter leurs nouvelles conditions de travail ou être licenciés pour la fin de l’année.

« Des méthodes répugnantes appliquées par des managers sans scrupules ». C’est ainsi qu’Unia Transjurane décrit la stratégie de la société delémontaine. L’entreprise, qui appartenait au groupe Richemont jusqu’à l’année passée, était soumis à la convention collective de travail nationale. Lors de sa revente au début de l’année aux représentants de la direction actuelle, les dirigeants avaient donné des garanties au syndicat sur son maintien dans le giron conventionnel. Ils ont toutefois prévenu Unia en septembre de la sortie de la CCT pour la fin de l’année. Une stratégie programmée depuis longtemps et basée sur un mensonge, selon Unia. Le syndicat estime que des pans entiers de la convention sont jetés aux orties, comme les congés parentaux réduits à leur plus simple expression ou les allocations complémentaires pour enfant effacés de l’ardoise. De plus, les employés n’ont pas le temps de réagir alors que des menaces à l’emploi sont brandies depuis 15 jours dans les ateliers pour ceux qui oserait protester.

« Voyous et irresponsables »

Le syndicat Unia annonce encore qu’il soutiendra les salariés concernés dès aujourd’hui. Il contactera également les organismes utiles à ses démarches. En premier lieu l’Etat et sa commission tripartite chargée du contrôle du marché du travail. Le secrétaire régionale d'Unia Transjurane était au micro de Léandre Berret vendredi matin. Il n'a pas mâché ses mots et a traité les dirigeants de « voyous et irresponsables ». Son interview complète est à retrouver ci-dessous (uniquement depuis la version classique du site).

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