Mauvaise récolte pour les producteurs et distillateurs

La damassine n'a quasiment pas survécu aux conditions climatiques. Zoom sur « La damassine n'a quasiment pas survécu aux conditions climatiques.  » (touche ESC pour fermer)
La damassine n'a quasiment pas survécu aux conditions climatiques.

Le bilan de la récolte des fruits s'annonce pauvre pour l'année 2016. La damassine, produit phare du Jura, connait même des chiffres faméliques. La faute à une météo capricieuse durant le printemps et l'été. "On a eu un printemps extrêmement humide avec beaucoup de pluie, ce qui favorise les maladies. Il a donc fallu être très vigilant. Puis en juillet il a fait très sec et il a manqué d'eau. Pour les damassines, on a eu une très belle floraison mais au final il n'est rien resté. On a juste fait quelques centaines de kilos au lieu de 50 à 60 tonnes habituellement ! Les cerises et pruneaux ont été ravagés par la mouche Suzukii et les pommes et poires ont souffert de la sécheresse.", détaille Alain Perret, producteur des Vergers d'Ajoie.

Paradoxalement, il ne devrait pas trop ressentir de  conséquences économiques car mauvaise récolte ne veut pas forcément dire mauvaise affaire pour le commerce. "Finalement, les années qui me font le plus peur sont les années à fruits, où même les poteaux électriques font des pommes. Car tout le monde en a et le marché est bloqué. Sur une année un peu plus compliquée, il y aura plus de demande et le consommateur viendra en magasin pour trouver des fruits.", explique encore Alain Perret. Le producteur constate également un changement durable dans le climat avec des dates de récolte de plus en plus précoces. /jpi

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