Des montagnes d’Afghanistan aux sapins du Bémont

L'ancien hôtel de la Croix-Blanche à Courfaivre accueille des mineurs non-accompagnés. Zoom sur « L'ancien hôtel de la Croix-Blanche à Courfaivre accueille des mineurs non-accompagnés. » (touche ESC pour fermer)
L'ancien hôtel de la Croix-Blanche à Courfaivre accueille des mineurs non-accompagnés à leur arrivée dans le Jura.

Des foyers jurassiens pour deux jeunes Afghans. Deux familles du canton ont ouvert leurs portes, début août, à deux mineurs non accompagnés qui ont fui les violences de leur pays. Ces placements sont gérés par l’Association jurassienne d’accueil des migrants. Ces deux jeunes de 15 ans sont les premiers à être accueillis dans une famille de la région.  Mais aujourd’hui, ils sont  22 d’Érythrée et d’Afghanistan à  résider au centre pour mineurs non-accompagnés de Courfaivre. Deux d’entre eux pourraient encore être placés dans des familles de la région. Malgré les bonnes volontés, les obstacles restent nombreux. Toan Mendes, assistant social, gère le centre de Courfaivre. (Ecoutez son explication depuis la version classique du site)

 

Il faut donc que jeune et famille correspondent. C’est le cas entre Najib et la famille d’Ignace et Raymonde Froidevaux, un couple de pré-retraités du Bémont. Le jeune Afghan est arrivé fin août dans le village franc-montagnard. Et l’acclimatation fonctionne dans les deux sens. Raymonde Froidevaux nous a fait part de son sentiment (uniquement disponible depuis la version classique du site).

D’Afghanistan au Jura, au Bémont même, le parcours de ces jeunes passe par plusieurs pays et centres d’accueil dans lesquels ils font des rencontres. Mais une fois dans les familles, ils se retrouvent loin de leurs amis. Pour Toan Mendes, ces jeunes ne sont toutefois pas isolés. (La réponse de l'assistant social à écouter ci-dessus).

Pour Raymonde Froidevaux, l’amitié est fondamentale pour l’adolescence. Avec son mari, elle fait tout pour que Najib ne soit pas écarté de son cercle d’amis. Et puis, le jeune homme de 15 ans a commencé l’école il y a quelques semaines, en dixième Harmos aux Breuleux. Pour Raymonde Froidevaux, cela constitue l’occasion de rencontrer des jeunes de son âge.

Un foyer, une famille, une scolarité et des amis. L’adolescence de ces jeunes venus de pays en guerre, ressemblera à celle des autres enfants. /lbr

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