Le Jura tire un bilan positif sur la sous-enchère salariale

Le canton du  Jura publie ce mercredi un bilan honorable en matière de sous-enchère salariale. La commission tripartite cantonale de libre circulation des personnes a publié ce mercredi ses chiffres sur les contrôles effectués en 2015. A total, 230 entreprises ont été contrôlées, soit environ 1000 salariés, et la commission n’a relevé « que » vingt-quatre cas de sous-enchère salariale. Un bilan jugé positif par le département de l’économie. « Sur les vingt-quatre cas, treize ont pu être résolus par la conciliation. Sur les onze restants, deux sont encore en cours et neuf n’ont pas abouti mais il faut préciser qu’ils ne concernent que des entreprises étrangères qui ont une activité très ponctuelle sur le territoire cantonal », détaille le président de la commission Claude-Henri Schaller. Ces entreprises étrangères profiteraient de « l’effet distance » avec la frontière suisse pour tenter de se soustraire à la loi de la Confédération.

L’horlogerie reste en observation renforcée

Pour effectuer ses contrôles, la commission s'est concentrée des secteurs potentiellement « à risque » tels que l’industrie horlogère ou encore la vente. Ces dernières années, l'horlogerie a fait l’objet de nombreux contrôles qui ont révélé plusieurs pratiques de sous-enchère salariale. Malgré des progrès notables, ce secteur reste en « observation renforcée ». « Cela se justifie d’abord par la taille des entreprises horlogères par rapport au marché de l’emploi jurassien, et dans ce secteur il y a une part importante de frontaliers. Le risque est donc plus élevé. Au vu du nombre de cas décelés ces dernières années, la commission s’est demandé s’il fallait ou non élargir la convention collective de travail sur l’horlogerie mais y a finalement renoncée car il y a eu des améliorations et la conciliation a permis de résoudre la plupart des situations problématiques. », souligne Claude-Henri Schaller. /jpi

Partager
Link
Météo