Feu vert pour les éoliennes du Peuchapatte

La Chambre administrative du Tribunal cantonal vient de rejeter le recours de la Fondation suisse pour la Protection et l’Aménagement du Paysage. La FSPAP s’opposait au plan d’aménagement du Peuchapatte adopté par le Service cantonal de l’Aménagement du territoire en décembre. 

Les atteintes au paysage sont supérieures à l’intérêt public que représente l’apport en énergie. La vitesse et la régularité des vents ne sont pas suffisantes pour assurer la rentabilité. Telles étaient les motivations principales de la recourante. La Fondation Suisse pour la protection et l’aménagement du paysage a mis clairement en doute certaines études.
Point par point, la Chambre administrative a démantelé les arguments des opposants. Elle a jugé que le paysage des Franches-Montagnes avait été façonné par la main de l’homme. Rien n’oblige à le figer. Il existe un intérêt public à installer des éoliennes, puisque le rendement serait intéressant. Il faut une vitesse de vent de 4,5 mètres par seconde au minimum. Les mesures d’un spécialiste au Peuchapatte laissent apparaître une vitesse moyenne de 5,8 mètres par seconde. Trois éoliennes permettraient de produire près de 10% de l’électricité des ménages jurassiens et de répondre ainsi au but de la politique énergétique fixée par le Conseil fédéral. Le Tribunal rejette donc le recours et met les frais, 3'870 francs à la charge de la Fondation.
Un recours est encore possible auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours. Outre le Peuchapatte, le Canton du Jura a retenu les sites de Lajoux, de St-Brais et des Bois pour l’implantation d’éoliennes. /rc
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