Pas de «numerus clausus» en vue pour la HEP BEJUNE

Le Gouvernement jurassien ne veut pas entendre parler de «numerus clausus» à la HEP BEJUNE. Du moins, pas pour l’instant.

L’Exécutif a répondu à une question écrite de Sabine Lachat. La députée démocrate chrétienne s’interrogeait sur le nombre d’enseignants issus de cette formation pédagogique. Elle relevait le fait que plusieurs d’entre eux ne trouvent pas de travail, une fois leur diplôme obtenu.

Pour le Gouvernement jurassien, l’introduction d’un contingentement du nombre d’admissions à la HEP BEJUNE n’est pas une bonne solution. Cette mesure irait à l’encontre du droit à la formation garanti par la constitution. De plus, le marché de l’emploi doit être envisagé au niveau fédéral. Un enseignant formé à BEJUNE peut travailler à Genève ou Fribourg. De même qu’un enseignant formé dans ces cantons peut postuler dans le Jura. Limiter les admissions à BEJUNE, ne résoudrait donc pas le problème de l’insertion professionnelle dans la région.

Pour les autorités, il est difficile de prévoir quelle sera la situation dans les prochaines années. Une dizaine d’enseignants devraient faire valoir leur droit à la retraite d’ici 2009. Et vue la forte représentation des 50-60 ans, un renouvellement important des postes devraient s’opérer dans une dizaine d’années.

Le Gouvernement note encore que si les perspectives professionnelles des enseignants se sont dégradées ces dernières années, il n’en demeure pas moins que leur taux d’insertion est plutôt satisfaisant par rapport aux autres professions. Il n’y a donc pas péril en la demeure, et une refonte des conditions d’admission à la HEP BEJUNE n’est pas à l’ordre du jour. /fq

Partager
Link
Météo