Le sort de la villa Turberg à Porrentruy est des plus compromis

Un repreneur potentiel s’était pourtant manifesté en février mais il est revenu sur ses ambitions la semaine dernière. Il ne fera finalement pas d’offre d’achat. Après avoir étudié toutes les possibilités d’exploitation, l’homme juge les investissements à réaliser bien trop importants. Et pour cause : deux millions et demi de francs seraient nécessaires à racheter et faire fonctionner la Fondation, selon la dernière estimation, qui remonte à 2005. L’avocat bâlois chargé de vendre la villa ne croit d’ailleurs plus à une vente à court terme :
« L’espoir de faire revivre la Fondation est des plus minimes ». Tels sont les mots prononcés par l’administrateur public de la Fondation Rémy et Michèle Zaugg. Cet avocat bâlois avait été nommé par le canton du Jura en 2005 pour reprendre l’affaire en mains. Mais ses derniers espoirs de trouver un repreneur semblent s’être envolés la semaine dernière. Alors que d’entente avec tous les créanciers il pensait avoir trouvé la bonne personne, celle-ci a décidé mardi de ne pas faire d’offre. Car elle ne sait tout simplement pas quoi faire de la bâtisse.

Actuellement il n’y a donc aucun acheteur en vue et la situation semble au point mort. De plus, si la première étape de rénovation est pratiquement terminée, des factures restent impayées et une deuxième phase de rénovation est toujours à faire. Mais l’espoir subsiste du côté du Canton du Jura. Il n’entend pas laisser tomber ce qu’il considère comme un joyau du patrimoine bruntrutain. Comme le relève Elisabeth Baume-Schneider : le canton continuera à soutenir la fondation financièrement. Et espère vivement qu’elle puisse atteindre ses ambitieux objectifs de départ. /dw

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